Des étudiants de l'UdeS à la Conférence sur le climat

Une délégation de huit étudiants de l'UdeS, dont... (Spectre Média, Marie-Lou Béland)

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Une délégation de huit étudiants de l'UdeS, dont Simone Lirette et Marie Anne Sylvestre-Loubier, participera à la COP22 à Marrakech.

Spectre Média, Marie-Lou Béland

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(Sherbrooke) Une délégation de huit étudiants de l'UdeS sera aux premières loges de la Conférence sur le climat (COP22) à Marrakech, du 7 au 18 novembre.

La COP 22 réunit les États signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). La rencontre annuelle survient alors que le Canada vient tout juste de ratifier l'accord de Paris sur les changements climatiques. L'engagement pris par le Canada est de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30 % par rapport aux niveaux de 2005.

La COP 22 aura pour mission de développer des outils opérationnels dans le cadre du plan d'action Lima-Paris puis Paris-Marrakech. Le groupe d'étudiants participe à l'événement dans le cadre d'une activité pédagogique liée à différents cours.

Là-bas, ils assisteront aux discussions, tout en réalisant différents mandats pour certaines organisations. L'expertise développée servira aussi à rédiger des publications.

« On a notre recherche, qu'on fait en partenariat dans le cadre d'un mandat et il y a des travaux qu'on a à faire, dont des fiches analytiques (...) Le but est d'aller analyser des acteurs qu'on a déjà choisis. On va regarder à quoi ils s'intéressent, à ce qu'ils disent, pour ensuite revenir ici et écrire des fiches analytiques et les publier sur l'OPPUS (Observatoire des politiques publiques de l'UdeS), précise Marie Anne Sylvestre-Loubier, l'une des participantes au projet.

Ils s'intéresseront à différents enjeux, dont la notion de genre dans les changements climatiques (écoféminisme).

« Il arrive souvent que les femmes ressentent plus d'impacts des changements climatiques. On peut penser lorsqu'elles sont responsables de l'eau ou de la nourriture; la responsabilité se retrouve sur le dos des femmes. C'est une notion que l'on a décidé d'intégrer à notre colloque parce que ce sont des notions que l'on ne met pas souvent ensemble, les notions de genre et les changements climatiques. »

Avant de prendre part à la COP22, les membres de la délégation organisent un colloque le 26 octobre au campus de Longueuil. Au nombre des invités, on retrouve notamment Louise Métivier, la négociatrice en chef du Canada pour les changements climatiques.

« Le fait que le Canada et beaucoup d'autres pays aient ratifié l'accord dernièrement, ça fait toute la différence pour Marrakech, parce qu'on voit qu'il y a une volonté de se mettre en action. C'est génial l'accord de Paris, mais si les pays ne le ratifient pas, on n'ira pas loin. Pour nous, ça crée un stress super positif de voir ce qui va se passer à Marrakech », commente Simone Lirette, étudiante à la maîtrise en études politiques appliquées.

Que sera-t-il intéressant de surveiller? « Ce qui reste toujours intéressant par rapport au Canada, c'est la question des sables bitumineux. De quelle façon le Canada, le nouveau premier ministre (Justin Trudeau) va faire pour gérer les sables bitumineux et les cibles de réduction? Parce que c'est vraiment ça notre plus gros problème... » commente Marie Anne. « Maintenant que les objectifs ont été déterminés, il reste à voir la stratégie nationale de chacun des pays. »

Outre leur participation à Marrakech, les étudiants doivent s'occuper de la logistique de leur participation. Dans le budget qu'ils doivent gérer, ils ont prévu compenser les gaz à effet de serre qu'ils émettront, principalement avec le transport en avion. Le groupe d'étudiants sera accompagné de la professeure Annie Chaloux et de la chargée de cours et directrice d'ENviro-JEUnesse Catherine Gauthier.

« Beaucoup d'acteurs se disent que ça ne peut pas être pire que sous les conservateurs, mais on veut que ce soit mis en action, ce n'est pas juste de s'asseoir sur le fait que c'était atroce (sous les conservateurs). Je pense que le Canada a un rôle à ce chapitre-là, en tant que pays développé, de montrer le chemin aux pays en développement et même aux autres pays développés. On a déjà eu une bonne réputation au niveau environnemental, on l'a perdue, mais ce serait bien qu'on ait de l'ambition et de l'innovation, et que ce ne soit pas juste de faire moins pire... » renchérit Simone Lirette.

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