L'avenir du Drag St-Élie entre les mains des juges

Le propriétaire du Complexe St-Élie Motorsports, Simon Homans,... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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Le propriétaire du Complexe St-Élie Motorsports, Simon Homans, est dans l'attente du verdict de la Cour d'appel pour savoir s'il pourra poursuivre ses activités en 2017.

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(Sherbrooke) Impossible de savoir si la saison des courses d'accélération qui tire à sa fin à Saint-Élie est la dernière.

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Simon Homans

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Après avoir rencontré les juges de la Cour d'appel il y a deux semaines pour défendre son droit d'organiser des « drags » au Complexe St-Élie Motorsports, Simon Homans dit ne pas savoir à quel moment le jugement sera rendu et a préféré ne pas se prononcer sur l'accueil des juges envers sa requête.

« Les trois juges délibèrent et on ne sait pas combien de temps ils vont le faire avant de livrer le verdict. Ça pourrait être dans une semaine comme dans six mois; ça leur appartient et c'est à eux de décider. »

Rappelons qu'en avril 2015, le juge François Tôth ordonnait à Simon Homans de verser près de 94 000 $ aux plaignants qui souhaitent mettre fin aux activités du site en raison du bruit excessif quand des véhicules s'activent sur le site situé sur la route 220. Trois mois plus tard, la Cour d'appel acceptait d'entendre la cause de M. Homans et suspendait par le fait même le jugement précédent, ce qui permettait à ce dernier de poursuivre ses activités.

Si l'homme d'affaires ne cache pas un certain soulagement d'entrevoir la fin de cette dernière étape judiciaire, l'existence du Complexe St-Élie Motorsports demeure en jeu, consent-il.

« La Cour d'appel peut faire ce qu'elle veut; elle peut me permettre de continuer, elle peut m'imposer des conditions pour le faire ou elle peut finalement dire que ça ne passe pas. Chaque procès, l'existence [du Complexe] l'est », explique M. Homans, qui affirme qu'il « évaluera ses options » dépendamment du jugement qui sera rendu.

« La fin peut être là, mais la majorité des causes portées en appel ne passent même pas l'inscription. Ça aurait pu nous arriver il y a un an. Maintenant, non seulement on a passé cette étape, mais la Cour d'appel a suspendu le jugement de la Cour supérieure. On espère donc toujours être ouvert l'an prochain. »

Prêt à passer au chantier

Advenant que ce dernier scénario se confirme, Simon Homans affirme que tout est pratiquement en place pour ériger des murs antibruits près de la ligne de départ de la piste d'accélération dès le printemps prochain.

« Ce n'est pas une promesse en l'air. On a effectué une demande de changement de zonage à la Ville de Sherbrooke pour nous permettre de le faire et on a déjà des plans approuvés par SNC-Lavalin. On parle de deux à trois fois moins de bruit, c'est une diminution très importante. »

« On est aussi certifié auprès du ministère de l'Environnement depuis ce printemps, rappelle Simon Homans. On a fait des rapports de son et ça prouve que nos installations sont correctes pour l'environnement et non nuisibles. Ce n'est pas si fou que ça ce qu'on fait. »

Le conseiller municipal du district de Saint-Élie, Julien Lachance, a confirmé que la demande de changement de zonage a bien été reçue, mais qu'il est encore tôt pour se prononcer.

« On est en attente, mentionne le conseiller, qui dit toujours recevoir des plaintes régulièrement pour pester contre le bruit engendré par les courses. D'abord pour la partie judiciaire, parce que quand ça sera réglé, ça va clarifier le point et ça va être plus facile de reprendre l'autre dossier qui est celui de la demande de changement de zonage. Il faut voir l'ensemble du dossier et voir les impacts de chaque élément modifié avant de procéder à des changements, car après, c'est plus dur de s'ajuster. »

Malgré les démêlés judiciaires des dernières années, entre 15 000 et 20 000 amateurs de drags se sont présentés les vendredis soirs au Complexe St-Élie Motorsports en 2016, estime Simon Homans. Des courses de motocross sont également tenues les mercredis et samedis pendant la journée.

« Ça a été une bonne saison. On s'en est bien sorti. Les gens étaient au rendez-vous et ils nous soutiennent encore beaucoup, malgré les ouvertures et fermetures des dernières années. C'est dangereux pour un commerce en temps normal, mais on a été chanceux de ce côté », résume Simon Homans.

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