La famille de Wilson St-Jean saine et sauve

L'enseignant d'éducation physique à l'école La Montée de... (Archives La Tribune, René Marquis)

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L'enseignant d'éducation physique à l'école La Montée de Sherbrooke Wilson St-Jean a enfin reçu des nouvelles des membres de sa famille qui vivent toujours en Haïti. Il craignait le pire depuis le passage de l'ouragan Matthew dans sa terre natale.

Archives La Tribune, René Marquis

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(Sherbrooke) « J'étais tellement content de recevoir son appel. J'ai beaucoup de frères et soeurs en Haïti, certains que je connais, d'autres que je connais moins, mais celle-là et moi, on ne fait qu'un. C'est une soeur que j'aime énormément. »

Craignant le pire pour ses proches demeurés en Haïti après le passage dévastateur de Matthew la semaine dernière, le Sherbrookois Wilson St-Jean a finalement reçu l'appel tant attendu de sa soeur Philiane vendredi soir pour le réconforter. Pas un membre de sa famille située à Jérémie, dans l'un des secteurs les plus touchés, ne faisait partie du triste bilan de plus de 900 morts causé par l'ouragan.

« Quand j'ai su qu'elle était vivante, vous ne pouvez pas savoir le soulagement que j'ai eu. Elle s'est dite chanceuse d'être en vie, qu'elle était vivante grâce à Dieu. Tout a été détruit, les arbres, la maison de ma grand-mère y a passé complètement, celle de ma mère aussi. J'ai une nièce qui a reçu une porte sur la tête et qui a subi une commotion cérébrale, mais tout le monde est sauf », s'est réjoui l'enseignant en éducation physique.

« Le pire est passé »

Non seulement sa famille est en sécurité, mais la maison d'accueil qu'il a bâtie sur son propre terrain en 2013 pour loger des Sherbrookois en séjour humanitaire est toujours debout. Rappelons que la résidence est située sur le bord de la mer à Jérémie, la capitale du département méridional de Grande'Anse, là où Matthew a rasé 80 pour cent des bâtiments.

« La petite maison qu'on a faite a tenu le coup, mais tout ce qui était à l'intérieur, la génératrice, les matériaux accumulés, tout est perdu et c'est à recommencer. Mais ce n'est pas grave. Au moins ma famille est vivante et ça me donne encore beaucoup de force pour continuer le projet et continuer à aider la population. »

« Le pire est passé, mais il reste beaucoup de travail à faire, renchérit-il. Les besoins, ce sont des besoins financiers et matériels. Du savon, de la literie, des matelas. Toutes les choses nécessaires dans la vie. Il n'y avait plus d'eau potable. Les maladies s'installent, il n'y a plus de places dans les hôpitaux et il y a beaucoup de gens qui peuvent mourir faute de soin, par le choléra notamment. »

Les gens qui souhaitent venir en aide à Wilson St-Jean, à sa soeur et à la communauté de Jérémie sont invités à le contacter en passant par le site internet de la maison de jeunes, soit le lepassage-haiti.com.

« Les gens de l'Estrie ont toujours été généreux et c'est en grande partie grâce à eux qu'on avait pu faire avancer le projet. On espère pouvoir continuer de compter sur eux », mentionne Wilson St-Jean.

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