Aube-Lumière dévoile un projet de jardin thérapeutique

Étaient présents Sylvie Bergeron, directrice du bénévolat et... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Étaient présents Sylvie Bergeron, directrice du bénévolat et des services de soutien, le conseiller municipal Vincent Boutin, Lucie Lessard, membre du conseil d'administration, le député de Saint-François, Guy Hardy, ainsi que l'enseignante Christiane Perron, du Centre de formation professionnelle CRIFA de Coaticook.

Spectre Média, Maxime Picard

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(Sherbrooke) La Maison Aube-Lumière se tourne vers la grande communauté estrienne pour réaliser un projet de jardin thérapeutique à ses installations voisines du CHUS-Fleurimont.

Mais contrairement à d'autres campagnes, elle ne sollicite aucun engagement financier pour ce projet. Il faut simplement voter sur internet, gratuitement, au concours pancanadien du Fonds communautaire Aviva.

« On ne demande pas d'argent, confirme en riant la présidente du conseil d'administration Me Élisabeth Brière. Tout ce qu'on demande, c'est trois minutes par jour pour aller voter pendant 18 jours. On a droit à un vote par adresse internet par jour! »

Le projet consiste en un jardin de 1395 m2 (15 000 pi2) à l'arrière de la maison et au réaménagement extérieur de l'avant de la maison sur 1858 m2 (20 000 pi2).

Initié par la directrice du bénévolat et des services de soutien à la Maison Aube-Lumière, Sylvie Bergeron, et dessiné par un jeune bénévole finissant du Centre de formation professionnelle de Coaticook, (CRIFA), Olivier Gendron, le jardin thérapeutique comprend 350 pieds linéaires de sentiers, 50 espèces de végétaux, des zones aromatique, potagère et d'eau, des nichoirs d'oiseaux de même qu'un gazebo et une pergola pour s'abriter du soleil.

Le site sera éclairé pour pouvoir être fréquenté en soirée. Il sera accessible par les chambres arrière de la maison et par le salon, de même qu'avec les lits thérapeutiques.

Bienfaits

Les jardins thérapeutiques sont une approche de plus en plus répandue dans un contexte hospitalier puisque plusieurs études en ont démontré les bienfaits psychologiques, émotionnels et physiologiques sur les patients, explique la Maison Aube-Lumière.

La maison de soins palliatifs estime que les bienfaits seront aussi grands dans un contexte de fin de vie. Elle fait valoir que les visiteurs de Aube-Lumière, de même que la clientèle et les employés du CHUS-Fleurimont pourront également en profiter.

« Ça va être beau pour tout le monde, se réjouit Me Brière. Mais en particulier pour notre clientèle parce que quand on est en fin de vie et que la cloche a sonné, tous les plus petits bonheurs qu'on peut leur apporter sont importants. »

Grâce à l'appui de la population, la Maison Aube-Lumière espère obtenir 100 000 $ du fonds Aviva. Le CRIFA s'est engagé à fournir de la main-d'oeuvre étudiante à hauteur de 30 000 $ pour compléter le financement.

La période de votation aura lieu du 11 au 28 octobre, sur le site votezaubelumière.com. Les 30 idées finalistes seront dévoilées le 7 novembre et les gagnants le 6 décembre.

Aviva Canada est un groupe d'assurance de dommages. Depuis sept ans, son fonds communautaire

a donné 6,5 millions $ pour des projets au Canada. Le fonds 2016 à distribuer est de 1 million $, peut-on lire sur son site internet.

Élargir la mission?

Au bout d'une longue année où elle a notamment dû composer avec l'entrée en vigueur de la loi 2 sur les soins de fin de vie, la Maison Aube-Lumière entreprend une réflexion pour définir ses priorités de développement des trois prochaines années. Entre autres questions qui doit être abordée, celle d'élargir sa mission aux patients en fin de vie qui ne sont pas atteints du cancer.

« On a été la première maison a annoncer qu'on allait offrir l'aide médicale à mourir et on est content de la façon dont ç'a été géré », confie la présidente du conseil d'administration, Me Élisabeth Brière. « Maintenant on rentre en planification stratégique 2017-2020 et ça va faire partie de nos questionnements. »

Cette orientation serait lourde d'implications quand on sait que la Maison Aube-Lumière affiche un taux d'occupation de 96 % mois après mois, défile-t-elle, et que sur 343 demandes d'admission en 2015, on n'a pu accueillir que 179 patients.

Le financement des activités reste également un défi de tous les instants, puisque l'établissement doit générer des revenus autonomes de près de 1 million $ (en dons et activités de financement diverses) pour compléter la contribution annuelle de fonctionnement d'environ 800 000 $ du ministère de la Santé.

La Maison Aube-Lumière a terminé l'année 2015 avec un léger surplus d'environ 10 000 $.

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