Loi 20: dure période pour une jeune clinique

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Les petites cliniques de santé nouvellement constituées ont souvent de la difficulté à attirer des médecins. Et la nouvelle loi 20, qui doit pourtant favoriser l'accès aux médecins de famille, n'aurait rien fait pour les aider.

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(Magog) Les petites cliniques de santé nouvellement constituées ont souvent de la difficulté à attirer des médecins. Et la nouvelle loi 20, qui doit pourtant favoriser l'accès aux médecins de famille, n'aurait rien fait pour les aider.

Selon une administratrice du Centre de santé de la vallée Massawippi, la loi 20 pénalise les médecins oeuvrant dans les petites cliniques qui ne sont pas rattachées à un groupe de médecine familiale ou une superclinique.

« Une de nos médecins nous a quittés récemment en raison de la loi 20, déplore Dian Cohen. En ce moment, à cause de ce départ, notre clinique a une longue liste d'attente. On vit une situation vraiment problématique. »

Pour corriger la situation, les dirigeants du Centre de santé de la vallée Massawippi songent sérieusement à recruter un jeune diplômé en médecine. Mme Cohen laisse entendre que ce scénario devrait pouvoir se concrétiser, mais pas avant une année environ.

« Nous avons senti un réel intérêt chez quelques finissants en médecine, indique-t-elle. Je pense que notre problème sera de courte durée. Mais, en attendant qu'il se règle, on est mal pris. »

Possédant une clientèle de 1600 personnes, le Centre de santé de la vallée Massawippi a fait part de ses problèmes au député d'Orford, Pierre Reid. Ce dernier a informé le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Gaétan Barrette, de la situation.

« Il y a un problème avec la nouvelle loi 20, reconnaît sans difficulté M. Reid. Cette loi prend les grands moyens pour que les gens aient un médecin de famille, mais elle cause certains inconvénients. On travaille présentement à trouver une solution directement dans la région. Mais, au besoin, il est possible qu'un aménagement règlementaire soit nécessaire. »

Le député d'Orford laisse entendre que la problématique vécue par le Centre de santé Massawippi touche d'autres cliniques à travers le Québec. « Mais le problème n'est pas aussi aigu ailleurs », dit-il.

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