Deux adolescents interrogés pour des menaces à l'Escale d'Asbestos

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Spectre Média, Frédéric CôtéL'école secondaire l'Escale rouvre ses portes mardi, tout comme le centre de formation professionnelle l'Asbesterie.

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(Sherbrooke) Deux adolescents ont été arrêtés puis interrogés par la Sûreté du Québec après une affaire d'incitation à la violence forçant la fermeture de l'école secondaire l'Escale et le Centre de formation professionnelle l'Asbestrie, lundi, à Asbestos.

Les deux individus ont été relâchés après s'être engagés à respecter diverses conditions.

La SQ est restée présente pendant plusieurs heures aux abords de l'école secondaire du boulevard Simoneau. Entre 700 et 800 personnes ont été touchées par la fermeture, selon le président de la Commission scolaire des Sommets (CSS), Jean-Philippe Bachand.

Jordan Daudelin a reçu le message problématique sur le réseau social Facebook dimanche soir vers 22 h.

«Bonjour Jordan, ceci est pour vous informer qu'un élève n'a pas voulu collaborer, nous avons été obligés de prendre possession de son compte Facebook. Pour ne pas perdre de votre compte, vous devez collaborer. Vous devez prendre possession d'une arme à feu et faire feu, lundi, dans l'école l'Escale d'Asbestos. Votre but est d'éliminer le plus de personnes possible».

Le jeune adulte de 20 ans a contacté la SQ.

«J'ai reçu le message sur Facebook d'un élève de l'école que je connais. Je n'ai pas répondu au message. Je crois bien que ça pourrait avoir été piraté. J'ai alors contacté la Sûreté du Québec et j'ai discuté avec les policiers pendant environ une heure pour savoir si cette personne pouvait être du genre à faire de telles menaces. Ils voulaient en savoir davantage. J'avais peur pour ma sécurité et pour celle de mes amis», explique Jordan Daudelin.

Dylan Hurdle, élève de secondaire 2 à l'Escale, a reçu la même menace de la même source.

«Ça frappe comme message. Tu te demandes ce qui pourrait se passer. Au début, je pensais que ce n'était pas vrai, mais quand j'ai su que c'était une vraie menace, j'ai pris ça très au sérieux. Il ne faut pas niaiser avec ça», estime Dylan Hurdle.

Son ami Christopher Martel s'est présenté à l'Escale pour voir ce qui s'y passait.

«Lorsque je me suis levé, j'ai reçu des messages de quatre ou cinq amis pour me dire que l'école était fermée. Au début, je pensais que c'était une blague. Sur la page de la commission scolaire, j'ai eu la confirmation que c'était vrai. Je suis troublé de ça parce que je me demande comment ça peut arriver dans une petite ville comme la nôtre», explique Christopher Martel.

Tous les élèves rencontrés confirment qu'aucune menace ou climat malsain ne laissait présager une telle menace.

«C'est un appel clair à la violence que plusieurs personnes ont reçu. C'est toujours inquiétant parce qu'on ne sait pas si des personnes qui ont peur de la menace peuvent commettre cet acte-là. On ne connaît pas la réaction que les autres peuvent avoir. Si le danger n'est pas là aujourd'hui parce que nous ne sommes pas à l'école, j'espère que toutes les personnes impliquées dans cette menace ou mauvaise blague vont se faire prendre pour que nous puissions aller à l'école en sécurité», mentionne Christopher Martel.

Sa mère Sylvie Martel est heureuse de la réaction rapide de la Commission scolaire des Sommets dans cette affaire.

«Nous allons tous être inquiets quand ils vont retourner à l'école. Je trouve ce message très sérieux. Ils ont bien fait de tout fermer. On ne sait jamais ce qui peut se passer quand on constate que ça s'est déjà passé à Dawson. Nous ne sommes pas à l'abri», estime Mme Martel.

En après-midi lundi, la CSS a annoncé par communiqué la réouverture des deux établissements, mardi.

« La CSS et les établissements concernés ont mis sur pied une équipe d'intervention qui rencontrera les élèves et le personnel demain, à leur retour à l'école et au centre de formation. Des services d'aide, de soutien et d'écoute de professionnels seront offerts aux élèves et aux membres du personnel qui en auront besoin. La direction générale de la CSS tient à souligner l'intervention rapide des policiers de la Sûreté du Québec et leur excellente collaboration», précise le communiqué.

Très tôt, lundi matin, la CSS a informé le personnel, les élèves et les parents de la menace sur son site Internet et par communiqué.

«Avec l'information que nous avions, il n'y avait aucune chance à prendre autant pour la sécurité de nos élèves que celle de notre personnel», confirme le président de la CSS, Jean-Philippe Bachand.

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