Un premier cours gratuit en ligne à l'UdeS

La professeure Christelle Lison planche sur le premier... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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La professeure Christelle Lison planche sur le premier MOOC de l'UdeS.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) L'Université de Sherbrooke lancera son premier cours universitaire en ligne gratuit au printemps 2017. L'UdeS s'ajoute donc aux autres institutions de la province qui ont plongé dans le monde virtuel des MOOC, les Massively Open Online Course.

Ces cours permettent à des étudiants de n'importe où dans le monde (ou de la province) de suivre gratuitement des cours en ligne. Si ce type de formation ne mène pas à une diplomation, il peut toutefois permettre de décrocher des attestations.

À l'UdeS, on parle des cours libres ouverts et massifs (CLOM) depuis au moins deux ans déjà, mais le contexte des compressions budgétaires a quelque peu ralenti ces projets.

Professeure à la faculté d'éducation de l'UdeS, Christelle Lison planche actuellement sur le premier MOOC (ou CLOM, l'équivalent français).

Ce premier cours se penchera sur l'apprentissage par problème (APP), une méthode fortement associée à l'institution. Pour cette première, Christelle Lison estime que la formation pourrait s'étaler sur quatre ou cinq semaines, d'une durée variant entre 20 et 30 heures. Elle s'adressera notamment aux conseillers pédagogiques et aux professeurs d'études supérieures (collégial et universitaire).

« Ça peut être considéré comme une offre de formation continue, non créditée, de courte durée », souligne-t-elle. Elle souhaite que la formation puisse mener à une attestation.

Christelle Lison, qui travaille avec plusieurs collègues sur ce projet, souhaite que le cours puisse être lancé en avril prochain.

La forme des cours libres en ligne peut varier d'un professeur à un autre : ils peuvent contenir des capsules vidéo, mettre en lien les étudiants via des forums, etc.

« J'aime un MOOC qui favorise l'interaction entre les gens », souligne Christelle Lison, qui en a elle-même suivi quelques-uns dans le domaine de la pédagogie. Le but de suivre un tel cours peut aussi varier d'une personne à une autre.

« Ça peut être un intérêt purement intellectuel ou pour aller plus loin dans sa pratique... »

L'UdeS travaillera avec la plateforme EDUlib lancée en 2012 par HEC Montréal.

En plus d'offrir de la formation, il s'agit d'une belle vitrine pour l'UdeS, commente la professeure responsable du projet. « C'est une porte d'entrée vers nos programmes. C'est une façon de valoriser ce qu'on fait », dit-elle en soulignant qu'il s'agit également d'un mode de recrutement.

Pour démarrer, Christelle Lison aimerait bien avoir une centaine d'inscriptions. Elle note toutefois que peu de personnes suivent la formation jusqu'à la toute fin : le pourcentage serait d'environ 90 %. De ce nombre, on compte des personnes qui s'inscrivent, mais qui finalement ne suivent pas la formation, par exemple.

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