Halte à la violence dans le réseau de la santé

De nombreux travailleurs et travailleuses du réseau de... (Spectre Média, René Marquis)

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De nombreux travailleurs et travailleuses du réseau de la santé et des services sociaux ont manifesté vendredi devant l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke afin de dénoncer la violence subie dans le cadre de leur travail.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Plusieurs travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux étaient rassemblés à l'extérieur du CHUS Hôtel-Dieu vendredi midi afin de dénoncer la violence subie dans le cadre de leur travail, une situation qui se serait détériorée depuis l'arrivée en poste du ministre de la Santé Gaétan Barrette.

Selon Marc-Antoine Fontaine, secrétaire général du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHUS - CSN et préposé aux bénéficiaires en psychiatrie à l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke, le nombre de cas de CSST et d'incidents reliés à la violence de la part de patients ne cesse de croître, particulièrement depuis les six derniers mois.

« J'aimerais vraiment ça que M. Barrette vienne faire son tour ici juste une journée pour voir la violence qui se passe. Là, j'en ai assez, nos membres en ont assez, on est tannés! Ça n'a plus d'allure : on n'a plus d'équipements, il y a beaucoup de coupures en préposés aux bénéficiaires, en surveillants d'établissements, et nos agents d'interventions sont à bout de souffle », s'est époumoné M. Fontaine, immédiatement soutenu par les applaudissements et les cris de plusieurs de ses collègues.

« Il y a 1,8 million de dollars en surplus budgétaire, il est temps que le gouvernement de Barrette

investisse, a-t-il poursuivi. On sait que les élections s'en viennent bientôt, on sait qu'ils vont essayer de nous donner des petits cadeaux pour qu'on vote pour les libéraux, mais j'ai une petite nouvelle à leur dire : je ne voterai pas pour les libéraux. (...) S'il vous plaît, M. Barrette, écoutez-nous, entendez-nous : on est tannés, ça suffit. »

Alors que l'on pourrait croire que les agressions proviennent surtout des patients souffrant de maladies mentales, Marc-Antoine Fontaine affirme que ce fléau est répandu dans tous les secteurs du réseau de la santé.

« Par exemple, ici, on est au centre-ville, donc on reçoit beaucoup de patients intoxiqués à l'alcool ou aux drogues dures, qui sont parfois violents même à l'urgence physique », illustre-t-il.

Mesures réclamées

Pour améliorer la situation, la Fédération de la santé et des services sociaux - CSN (FSSS-CSN) revendique la prise de mesures immédiates, dont la fin des coupures de postes et de personnel, l'augmentation du nombre de répondants lors d'interventions physiques et un plus grand nombre de formations pour le personnel devant travailler avec une clientèle à potentiel agressif.

L'ajout de matériel facilitant les interventions tel que des chaises de transport adaptées avec ceinture et dossier se rabaissant, des masques anti-crachats et des bâtons détecteurs de métal est également réclamé.

« En Centres jeunesse, il y a des jeunes maintenant qu'on ne fouille plus et qui ont des couteaux. En CHSLD, il y a des préposés et des infirmières qui sont attaqués par des patients (...). Dans tous les secteurs, il y a des menaces de mort, des agressions, et on nous dit : ne dénoncez pas les situations, ne faites pas de plainte policière. C'est la loi de l'omerta », a déploré Mélissa Gaouette, vice-présidente de la FSSS - CSN.

« Il est temps qu'on investisse en prévention et qu'on stoppe ces situations. C'est inacceptable que les travailleurs du réseau de la santé soient traités de cette façon-là. »

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