L'UdeS enregistre un léger surplus

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En terminant l'année avec un surplus, l'Université de Sherbrooke évite du même coup un plan de redressement imposé par Québec.

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(Sherbrooke) L'Université de Sherbrooke enregistre un surplus de 663 000 $ pour l'année financière 2015-2016, selon ses derniers états financiers. Lorsqu'elle a déposé son budget 2015-2016, elle anticipait un manque à gagner d'au moins 11,2 M$, le montant ayant fluctué en cours de route. En terminant l'année avec un surplus, l'institution sherbrookoise évite du même coup un plan de redressement imposé par Québec.

Si l'UdeS avait fait un déficit, elle se serait retrouvée avec un plan de redressement. Québec ne lui aurait alors pas remis sa subvention conditionnelle, qui est d'environ 23 M$.

« Il y a eu toutes sortes de rebondissements, commente le recteur adjoint Martin Buteau. Quand on a déposé le budget 2015-2016, on imaginait un manque à gagner autour de 11,2 M$. »

Le léger surplus enregistré permet de réduire le déficit accumulé, qui est d'environ 28,3 M $ avant l'application complète des principes comptables généralement reconnus (PCGR).

L'institution avait demandé des concessions à ses différents syndicats en 2015, en fixant des cibles précises pour chaque instance syndicale. L'effort demandé pour l'ensemble était d'environ 10 M $.

Des groupes ont accepté de se conformer à la cible fixée par l'institution, comme l'Association du personnel administratif et professionnel de l'UdeS (APAPUS-A), dont l'économie ciblée était de 4 % de sa masse salariale, soit environ 1,4 M$.

L'enjeu s'est transporté dans les négociations des conventions collectives de certains groupes d'employés, dont les employés de soutien et les professeurs.

« Les cibles sont au coeur de ces négociations », précise Martin Buteau, également vice-recteur aux ressources humaines et financières.

En plus des négociations avec le Syndicat des professeures et professeurs de l'UdeS (SPPUS) et le Syndicat des employées et employés de soutien de l'UdeS (SEESUS), l'UdeS doit négocier avec ses professeurs ingénieurs, représentés par l'AIPSA. « Ce sont les trois principaux groupes qui restent, qui n'ont pas contribué en fonction des cibles », estime M. Buteau.

Mais le SPPUS, qui négocie actuellement avec la partie patronale, n'en fait pas la même interprétation.

« L'UdeS nous a tenu le même discours : elle veut atteindre l'équilibre budgétaire de façon équitable pour tous », commente la présidente du SPPUS, Dominique Lorrain.

« Avec le gel d'embauche, on a rencontré la cible qui était fixée, on l'a même dépassée », dit-elle en citant l'objectif de 6,5 % de la masse salariale établi par la direction, soit des économies équivalent à 3,2 M $.

Le SPPUS avait consenti à un gel d'embauche pour une partie de l'année 2014-2015 et pour 2015-2016. Le SPPUS s'est toutefois entendu l'hiver dernier avec la direction par lettre d'entente. Selon celle-ci, entre le 24 février 2016 jusqu'au 1er mai 2017, le nombre de postes occupés par des professeurs devait rester le même. Mme Lorrain ne s'est cependant pas avancée sur ce nombre, soulignant un écart entre les chiffres de la partie patronale et ceux du SPPUS. La Tribune rapportait en décembre 2015 que le SPPUS estimait alors que le nombre de professeurs était passé de 445 à 419 au cours des deux dernières années.

Pour l'année 2016-2017 en cours, Martin Buteau rappelle que l'UdeS devra récupérer une somme oscillant autour de 5,4 M$.

L'UdeS a pu compter sur une hausse de 1,6 % de son effectif étudiant en 2015-2016.

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