D'ex-politiciens surveillent l'effet qu'aura «Le Code Québec»

Jean-Marc Léger... (Archives La Presse)

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Jean-Marc Léger

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Émilie Bergeron
La Presse Canadienne
Montréal

Plusieurs anciens politiciens ont souligné, lundi soir, les répercussions sur la scène politique québécoise que pourrait avoir le livre «Le Code Québec», qui relève les éléments qui distinguent les Québécois des autres peuples dans le monde.

«J'ai hâte de voir, politiquement, comment ça va être utilisé de part et d'autre, a dit l'ex-chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, alors qu'il assistait au lancement de l'ouvrage qui paraît environ une semaine et demie avant le couronnement du prochain chef du Parti québécois.

L'auteur Jean-Marc Léger - de la firme de sondages Léger Marketing - ainsi que les coauteurs Jacques Nantel et Pierre Duhamel présentent dans «Le Code Québec» les résultats de plusieurs sondages pour tenter de cerner les spécificités d'une identité québécoise encore rattachée à de nombreux mythes. Sur les 500 attitudes et comportements analysés dans les sondages, 71 pour cent étaient identiques entre les Québécois et les Canadiens.

«Peut-être qu'il y a des gens qui vont utiliser ça pour dire que l'indépendance est plus ou moins nécessaire selon leur point de vue», a ajouté M. Aussant, disant avoir hâte de lire le livre «dans le détail».

Plusieurs politiciens ou ex-politiciens connus étaient présents au lancement de l'ouvrage dans le Vieux-Port de Montréal, lundi soir, notamment l'ancien chef du Parti québécois Pierre-Karl Péladeau et deux candidats à sa succession, les députés Jean-François Lisée et Alexandre Cloutier. M. Péladeau n'a pas voulu répondre aux questions de La Presse canadienne.

L'ancien chef du Bloc québécois Gilles Duceppe espère pour sa part que l'ouvrage rappellera l'importance de faire preuve de «rigueur» en politique, laissant entendre que certaines dérives avaient eu lieu pendant la course à la chefferie du Parti québécois.

«On devrait toujours vérifier les choses avant de les affirmer, et non pas »trumpiniser«. On va en avoir un qui va dire n'importe quoi ce soir!», a-t-il dit, en faisant référence au débat des candidats à la présidentielle américaine, qui avait également lieu lundi soir.

L'ancien chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ) Mario Dumont, devenu commentateur politique, s'est dit persuadé que tous les partis politiques se serviraient des conclusions tirées par M. Léger et ses collègues. «À mon avis, c'est un livre intemporel qui sera une référence dans tout le monde de la politique, du marketing, de la publicité et des communications (...) pour les 10 à 15 prochaines années», a-t-il prédit. Il a par ailleurs affirmé que la course à la chefferie du Parti québécois «va laisser des traces» et que la réflexion à venir pourrait être alimentée par «Le Code Québec».

«Il ne faut jamais se conformer à un code, il faut le connaître», a par ailleurs insisté Gilles Duceppe, expliquant qu'une fois que les Québécois auront pris conscience du portrait de leur société, ils devront choisir quels éléments doivent rester et lesquels doivent changer. «Si tout le monde faisait comme le code, on ne changerait jamais rien. Dans les années 1950, le »Code du Québec«, si tout le monde s'y était conformé, personne n'aurait préparé la Révolution tranquille.»

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