Les Estriens prennent le virage de l'auto électrique

Claude Harvey, directeur régional de l'AVEQ, applaudit les... (Spectre Média, Frédéric Côté)

Agrandir

Claude Harvey, directeur régional de l'AVEQ, applaudit les chiffres de ventes de véhicules verts en Estrie, une région en avance sur le reste du Québec en ce domaine.

Spectre Média, Frédéric Côté

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Les Estriens sont en train de prendre le virage de l'auto électrique plus rapidement que les autres Québécois et Canadiens. Les statistiques de ventes le prouvent.

Selon les statistiques de l'Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ) et du ministère de transports du Québec, la croissance depuis 15 mois est de 155 pour cent, soit de 572 véhicules électriques contre 266 l'année précédente en Estrie.

Pendant ce temps, au Québec l'augmentation a été de 88 pour cent, pour des ventes de 11 619 véhicules non polluants par rapport à 6167 un an avant.

Des chiffres que Claude Harvey, directeur régional de l'AVEQ, applaudit à tout rompre. Selon lui, la région pourra contribuer dans la volonté gouvernementale d'atteindre les 100 000 véhicules électriques en circulation dans la province en 2020.

« Pour contribuer à l'objectif provincial des 100 000 véhicules, il faudrait être atteindre 3800 unités en Estrie, si on tient compte du prorata de sa population », analyse-t-il.

« Si on double le nombre de véhicules achetés chaque année pour les prochains quatre ans, on va le battre! »

Ces chiffres en croissance sont dopés principalement par les ventes de la Nissan Leaf, très populaire en Estrie, fait remarquer M. Harvey. Depuis 15 mois, on a vendu dans la région 227 de ces modèles tout électriques. C'est une croissance 136 pour cent par rapport à la même période l'an passé au Québec, l'augmentation est de 102 pour cent (2371 contre 1172).

Ailleurs en province, c'est la Chevrolet Volt qui attire plus des acheteurs de véhicules verts.

« Il se vend plus de Leaf en Estrie que de Volt. Nous sommes une exception dans la province, dit-il. Parce qu'au Québec, il y a deux fois plus de Volt que de Leaf, soit 5086 contre 2371. »

« Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène. L'enthousiasme des concessionnaires Nissan dans la région et aussi les activités tenues par l'AVEQ y sont peut-être pour quelque chose. »

« Pour la cause »

Joint à ce sujet, Jean-Sébastien Poulin, copropriétaire de Nissan Sherbrooke, assure que c'est par l'envie d'être à la page en matière de développement économique et par la volonté de respecter l'environnement que le concessionnaire mise sur la Leaf. « Il n'y a pas beaucoup d'argent à faire avec la Leaf pour nous. Il y a plein de rabais. En plus, il n'y a presque pas d'entretien à faire sur ce véhicule », explique-t-il.

« C'est pour la cause. Parce que nous pensons au futur de la planète. On veut changer le monde de l'auto. »

Selon l'homme d'affaires, le succès des ventes de la Leaf en Estrie découle aussi du bouche-à-oreille. « Les gens en parlent dans leur famille. Un acheteur nous recommande d'autres personnes. À Sherbrooke, les gens ont moins de distance à parcourir. Ceux qui travaillent à l'extérieur, comme à Magog ou à Windsor, peuvent parcourir ces distances sans problème. »

Selon M. Harvey, la plupart des gens rencontrés dans les activités de l'AVEQ se disent sur le point de faire le saut vers l'électrique. « Il y a une course à l'autonomie, mais on sent qu'il y a aussi une course au prix », analyse-t-il.

« On doit considérer le prix de l'essence et de l'entretien du véhicule dans la transaction. Les gens qui achètent des autos électriques disent qu'ils auraient dû faire le saut. »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer