La navette spéciale suscite encore l'inquiétude

La présence d'une navette spéciale reliant l'UdeS et... (Archives, La Tribune)

Agrandir

La présence d'une navette spéciale reliant l'UdeS et le centre-ville, lors des activités sociales du jeudi soir, ne suffit plus à rassurer les chauffeurs de la STS, qui craignent que le brouhaha redevienne hors de contrôle dans les autobus urbains.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) La présence d'une navette spéciale reliant l'Université de Sherbrooke et le centre-ville, lors des activités sociales du jeudi soir, ne suffit plus à rassurer les chauffeurs de la Société de transport de Sherbrooke (STS), qui craignent que le brouhaha redevienne hors de contrôle dans les autobus urbains. Selon le président du Syndicat des chauffeurs de la STS, Jean-Pierre Guay, les étudiants éméchés dans le transport en commun sont maintenant monnaie courante les lundis, mardis et samedis.

Le vice-président du syndicat, André Marsan, précise que la navette n'est plus gérée en collaboration avec la STS. « Ils se louent maintenant des autobus scolaires. Les autobus 8 et 14 sont toujours pleins jusqu'à la porte le jeudi soir, en direction du centre-ville. Les étudiants se payent des navettes pour presque rien parce que les jeunes viennent dans les autobus réguliers. »

M. Marsan mentionne que les autobus urbains peuvent transporter plus de passagers que les autobus scolaires. « Donc les jeunes n'ont pas le goût d'attendre et ils montent dans les autobus réguliers. Malgré la navette, on constate que les autobus urbains débordent et que les étudiants délaissent les navettes qu'ils se paient eux-mêmes. Ça pénalise la clientèle régulière parce que les autobus sont pleins. »

Jean-Pierre Guay ajoute que c'est précisément parce que les autobus débordent qu'il est impossible de faire monter la clientèle régulière entre l'Université de Sherbrooke et le centre-ville.

« Il y a aussi le problème de la station à l'Université. C'est un carrefour giratoire et les étudiants arrivent de tous les côtés. Les gens y circulent avec leur auto. Il y a des camions de livraison. C'est une question de temps avant qu'il arrive quelque chose, et ce sont les chauffeurs qui seront tenus reponsables », dit M. Guay.

Le président de la STS, Bruno Vachon, rapporte qu'aucune détérioration de la situation à l'Université de Sherbrooke ne lui a été signalée. « Les navettes ne sont plus des navettes de la STS. Les étudiants ont choisi un transporteur privé. Nous assurons quand même un service de sécurité avec un superviseur et dans l'ensemble, ça se passe de façon correcte. Nous avons une super collaboration avec l'Université. Il n'y a pas de problème répandu qui demande qu'on apporte des correctifs. C'est possible que ce soit ponctuel. C'était la rentrée. Nous porterons toutefois une attention particulière et au besoin, nous interviendrons. »

Le message laissé par La Tribune à la présidente de la Fédération des étudiants de l'Université de Sherbrooke est demeuré sans répons

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer