STS: des retards et des plaintes aux chauffeurs

Les chauffeurs de la STS affirment subir le... (Spectre Média, René Marquis)

Agrandir

Les chauffeurs de la STS affirment subir le mécontentement des usagers au sujet des nouveaux horaires.  « Les clients ont raison de dire que ça ne marche pas », dit Jean-Pierre Guay, président du syndicat des chauffeurs.

Spectre Média, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Les nouveaux horaires de la Société de transport de Sherbrooke (STS) donnent des maux de tête aux usagers. Si la STS rapporte que les plaintes ne sont pas nombreuses auprès de ses services, les clients et les chauffeurs, eux, tiennent un autre discours.

Jorge Mezaro indique avoir formulé trois plaintes depuis le 22 août, moment où les nouveaux horaires sont entrés en fonction. « Le seul conseil qu'on m'a donné c'est de prendre le transport une demi-heure plus tôt. Je trouve leur conseil inapproprié. » Selon lui, les chauffeurs reçoivent beaucoup de plaintes.

Vérification faite, il semble effectivement que les chauffeurs de la STS reçoivent régulièrement le mécontentement des usagers. « Les clients ont raison de dire que ça ne marche pas », lance Jean-Pierre Guay, président du syndicat des chauffeurs de la STS, précisant qu'il ne souhaite pas s'en prendre à la direction.

« La STS a établi que si nous étions une minute en avance ou trois minutes en retard, nous étions considérés à l'heure, mais ils ne l'ont pas dit aux clients. Le temps qui nous est laissé pour chacun des parcours est extrêmement serré. En moyenne, nous sommes entre huit et dix minutes en retard. Parfois, ça monte à 20 minutes. Nous, nous avons une journée de huit heures de travail dans laquelle nous n'avons plus de temps de battement. Nous sommes confinés à rester assis pendant sept ou huit heures ».

En conséquence, selon M. Guay, si un chauffeur doit descendre de son véhicule pour se rendre aux toilettes ou pour récupérer son repas, qu'il mangera derrière son volant, il ajoute forcément au retard déjà accumulé sur son trajet. « Si nous allons à la vitesse permise par la loi, nous ne pouvons pas être à l'heure. En plus, il y a tous les travaux de la Ville. Ça n'aide pas la cause. Nous avons rencontré l'employeur à plusieurs reprises pour lui faire comprendre que ça ne marche pas. »

Le président de la STS, le conseiller Bruno Vachon, attribue justement les retards aux travaux. « Nous sommes conscients des retards, mais nous ne sommes pas capables d'identifier autre chose que les travaux pour le moment. Nous utilisons le même réseau routier que les automobiles. Une fois les travaux terminés, nous pourrons prendre la mesure réelle et corriger les problèmes où ils sont. Pour l'instant, c'est impossible. »

M. Vachon reconnaît que les chauffeurs sont en première ligne et reçoivent forcément le mécontentement des clients. « Ce n'est pas de leur faute, au contraire. » Le président déclarait que cinq plaintes officielles avaient été déposées à la fin août. Selon lui, il n'y en aurait « pas beaucoup plus » en date de jeudi.

André Marsan, vice-président du Syndicat des chauffeurs, rapporte pour sa part que les trajets sont conçus avec trois minutes de retard au départ. « Dans le premier tiers du trajet, nous sommes assurés d'être en retard. Vers la fin, il se peut qu'on soit à l'heure ou en avance, si bien que le client ne sait jamais à quelle heure nous passerons. Cet hiver, ce sera encore plus au ralenti. »

Selon Jean-Pierre Guay, les conséquences sont importantes pour les chauffeurs, qui se disent stressés. « On veut être à l'heure, mais on n'est plus capables de le faire. Il y aura de la fatigue physique et psychologique. Si ça continue, les chauffeurs vont tomber en maladie. »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer