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«Le maire ne s'ingère pas dans les demandes d'accès à l'information»

Le maire Bernard Sévigny ne commentera plus le... (Spectre Média, René Marquis)

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Le maire Bernard Sévigny ne commentera plus le dossier de demande d'accès à l'information portant sur la liste des contrats d'ingénierie octroyés par la Ville de Sherbrooke depuis 2007 et réserva ses interventions pour la Commission d'accès à l'information du Québec.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Le maire Bernard Sévigny ne commentera plus le dossier de demande d'accès à l'information portant sur la liste des contrats d'ingénierie octroyés par la Ville de Sherbrooke depuis 2007 et réserva ses interventions pour la Commission d'accès à l'information du Québec. Il a tout de même soulevé deux questions au conseil municipal lundi.

« J'ai toujours pensé qu'aucune médaille n'était assez mince pour n'avoir qu'un seul côté. Il y a toujours des nuances à apporter. Nous ne sommes pas sans savoir qu'il y a une espèce de climat qui existe à l'égard des élus qui ont à prendre des décisions, ce qui demande du traitement journaliste une rigueur exemplaire. Nous avons souvent l'impression de marcher sur des oeufs. [...] Une question comme celle soulevée par M. Denault doit être gérée avec sérieux. [...] Je ne suis pas dans les reproches, je ne suis pas dans les accusations ni dans les affirmations : le courriel qui a été envoyé, quand on le lit, qu'est-ce qu'il faut comprendre? Dans les faits, on a fait au service juridique exactement ce qui a été demandé. Le maire ne s'ingère pas dans les demandes d'accès à l'information », a déclaré M. Sévigny lundi.

« À partir du moment où le journaliste m'appelle, j'ai présumé qu'il s'agissait d'une demande d'accès en bonne et due forme. Je n'avais pas le courriel de M. Custeau », a-t-il ajouté plus tard en réaction à un commentaire formulé par Jean-François Rouleau. Ce dernier a d'ailleurs mentionné que le document présenté par la greffière avait été livré aux élus en après-midi. Il aurait souhaité que le sujet soit reporté.

« Ça démontre qu'il est bien compliqué de poser une question à la Ville quand on reçoit une réponse trois mois plus tard », a-t-il commenté.

«Plus de transparence»

Hélène Dauphinais s'est elle aussi exprimée en s'adressant à la greffière Isabelle Sauvé. « À partir du moment où le journaliste reçoit un suivi d'une demande d'accès à l'information, lui se dit qu'ils l'ont traité comme une demande d'accès à l'information. À cet égard, si la décision de votre part avait été différente, et si vous ne l'aviez pas traitée comme une demande d'accès à l'information, nous n'en serions peut-être pas là aujourd'hui. [...] Une fois que vous avez jugé l'analyse satisfaisante, il s'écoule deux mois avant que M. Denault ait l'information. »

Annie Godbout a été plus cinglante envers le maire. « Vous excellez dans l'art de donner une importance particulière à certains mots, vous trouvez toujours un moyen de présenter l'information avec l'objectif que vous avez en tête. C'est agaçant. Ce dossier met ça en valeur. On souhaite plus de transparence pour les contribuables. »

M. Sévigny a rétorqué que de tenir les comités pléniers devant les médias était un exemple de transparence.

Collaboration

Chantal L'Espérance, membre du comité exécutif, a indiqué qu'aucune information n'avait été retenue indûment.

Serge Paquin a pour sa part affirmé que le niveau de collaboration avec les médias est très grand et que les demandes d'information sont relayées au service des communications pour que les journalistes soient bien informés, et du même coup, que les citoyens soient bien servis. « On a compris la nature de l'imbroglio. Ça ne devrait pas entacher les relations des deux côtés. »

Danielle Berthold croit qu'il y a eu un manquement de la part du journaliste, qui aurait dû vérifier l'état de sa demande auprès de la Ville. « Il a été démontré le cheminement que le service juridique a fait. Il n'y a pas eu d'erreur voulue, dirigée, et la mairie n'a pas tenté de cacher quoi que ce soit. »

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