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Gros succès, mais plusieurs plaintes au camping Havana Resort

Pour sa première année d'existence, le Camping Havana... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Pour sa première année d'existence, le Camping Havana Resort a affiché complet durant une bonne partie de la saison, mais ce succès ne fait pas que des heureux dans le voisinage. La propriétaire du camping, Véronique Alarie (à droite), fait cependant remarquer que le bruit semble surtout déranger les voisins les plus éloignés.

Spectre Média, Maxime Picard

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Vincent Lambert
La Tribune

(Maricourt) Les succès du Camping Havana Resort cet été n'ont pas été de tout repos pour les gens du voisinage dans le rang 7 de Maricourt, près de Valcourt.

En plus des nombreuses plaintes en raison du bruit, qui ont donné lieu à des contraventions dans certains cas, des résidants du secteur déplorent l'achalandage entraîné par ce nouveau venu et la vitesse excessive de certains visiteurs.

Pour sa première année d'existence, le Camping Havana Resort a connu un grand succès auprès des visiteurs, affichant complet durant une bonne partie de la saison. La propriétaire du camping, Véronique Alarie, affirme que le bruit semble déranger les voisins les plus éloignés.

« Le problème est plus au niveau de l'animation que la musique, je dirais. C'est l'après-midi que ça se passe surtout », note-t-elle.

Lundi dernier, au conseil municipal de Maricourt, certains citoyens ont témoigné de leur insatisfaction concernant le bruit. Des représentants du camping étaient sur place et ont fait valoir que l'expérience est nouvelle et que des ajustements seraient effectués. Elle a avancé qu'elle était à la recherche de solutions.

« On est proactif, fait-elle valoir. Mais d'un autre côté, c'est dans le jour. Ce n'est pas comme si c'était du tapage nocturne. Notre couvre-feu est respecté », explique Mme Alarie. Elle ajoute que son entreprise contribue d'une certaine façon à l'économie de Valcourt.

« On a reçu des plaintes. Ils prennent ça au sérieux », signale Mme Alarie. À la Sûreté du Québec, on confirme que des policiers ont dû intervenir à certains moments, notamment pour deux conduites avec facultés affaiblies.

Vitesse et achalandage

Pour la municipalité de Maricourt, la première saison du Camping Havana ne s'est pas déroulée comme prévu.

« Il y a eu trois infractions de bruit. Quand il y a une plainte, la police fait appliquer nos règlements municipaux et sévit. On a eu beaucoup de plaintes concernant le bruit et ça nous a occasionné beaucoup de frais. Il y a eu un va-et-vient incroyable. Les coûts d'entretien des chemins ont doublé et les revenus ne viennent pas avec ça », mentionne Robert Ledoux, maire de Maricourt.

« La vitesse fait peur à certains. Toutefois, ce n'est pas le camping qui est en faute. On va essayer de mettre des limites et éventuellement, des bornes de ralentissement. On va essayer de trouver une solution à ça », assure le maire.

« On comprend que le camping s'installe pour la première année. C'est une question d'adaptation. On se rencontre et on regarde ce qu'on peut faire pour régler les problèmes de bruit. Les gens du rang ne sont pas habitués à cela. C'est toute la journée et sept jours par semaine. Je comprends les gens d'être exaspérés », ajoute-t-il.

Certaines personnes de la région étaient habituées à la tranquillité des raéliens alors que le camping est beaucoup plus animé.

Le camping collabore avec une personne de la municipalité, qui travaille dans la sonorisation pour essayer de régler la problématique. L'une des solutions proposées était de tourner les haut-parleurs. Toutefois, cela empêcherait les visiteurs du camping de bien entendre la musique. Comme le fait valoir la propriétaire, « on fait notre possible dans le meilleur des mondes. On va faire des tests pour savoir si on met plusieurs haut-parleurs au lieu de deux gros. On veut répartir le son également. »

Questionné au sujet des solutions, le maire de Maricourt, Robert Ledoux va dans le même sens. « On veut que le camping puisse conserver sa musique, mais que ça n'agace pas trop les voisins. Selon notre règlement, on ne doit pas entendre la musique dans une limite de quinze mètres du terrain. On veut faire respecter notre règlement, mais laisser également une certaine latitude. On va voir ce qu'on peut faire. »

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