Objectif de zéro déchet enfoui en 2030

Véronique Belley-Vézina, coordonnatrice du Centre d'excellence en valorisation... (Spectre Média, André Vuillemin)

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Véronique Belley-Vézina, coordonnatrice du Centre d'excellence en valorisation des matières résiduelles, Jean-Jacques Caron, commissaire au développement du parc éco-industriel à la Régie intermunicipale du centre, David Létourneau, directeur régional du ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, et Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales de l'Université de Sherbrooke, ont annoncé vendredi la tenue du colloque.

Spectre Média, André Vuillemin

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(Sherbrooke) Zéro déchet enfoui sur le territoire en 2030 : c'est l'objectif ambitieux que souhaite atteindre le Centre d'excellence en valorisation des matières résiduelles. Le Centre se mobilise aux côtés de Valoris, l'Université de Sherbrooke et d'autres partenaires afin d'atteindre cette cible. Dans cette optique, ils tiendront un colloque ayant pour thème Innovations en valorisation des matières résiduelles, le 26 et le 27 octobre au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke.

Au Québec, 13 millions de tonnes sont générées annuellement; la moitié est éliminée sans valeur ajoutée, selon Véronique Belley-Vézina, coordonnatrice du Centre d'excellence. Il a été impossible vendredi d'avoir le portrait précis pour l'Estrie. Le centre a démarré en 2015 et vise à réunir tous les acteurs impliqués dans la chaîne de gestion des matières résiduelles.

L'événement a pour objectif de promouvoir les technologies et les innovations développées dans le domaine du tri, du recyclage et de la valorisation des matières résiduelles.

« On fait référence à des matières qui sont valorisables, précise Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales de l'UdeS à propos de l'enfouissement zéro. L'objectif est de tenter de développer l'ensemble des approches nous permettant d'atteindre cet objectif. » Gérer les matières résiduelles peut contribuer à développer une nouvelle économie, croit celui qui est aussi vice-recteur du campus de Longueuil.

Par ailleurs, l'UdeS termine actuellement la rédaction de son Plan institutionnel de gestion des matières résiduelles, qui contiendra des cibles spécifiques.

Quel est le portrait actuel? « À l'UdeS, on détourne de l'enfouissement 73 % des matières qui sont valorisables. Il y a des choses qu'on ne pourra pas valoriser, comme les déchets médicaux », indique M. Webster. « Est-ce qu'on va arriver à zéro enfouissement en 2030? Faudra voir, il faudra s'en rapprocher! lance-t-il à propos de la cible régionale. Nous, nous sommes à 73 %. On n'est pas loin du 100 %, mais les derniers pourcentages sont les plus difficiles à atteindre. »

Plus de 25 conférences sont prévues au cours du colloque, qui réunira des intervenants de la province, mais aussi de la France et de l'Afrique. L'événement bénéficie d'un soutien financier du ministère de l'Économie, de la Science et de l'Innovation (MESI).

Exposition

Parallèlement, la Galerie d'art du Centre culturel de l'UdeS présentera l'exposition Edward Burtynskym - Matières résiduelles, un artiste canadien dont les photographies « révèlent l'impact de l'humanité et de la civilisation sur les paysages ». Parmi elles, des photographies des sols bitumineux de Fort McMurray en Alberta. « Par ses oeuvres puissantes, l'artiste montre des endroits dévastés par les activités humaines. » Le vernissage aura lieu le 26 octobre.

« L'ensemble des partenaires de la région ont choisi de consacrer temps et énergie à la gestion des matières résiduelles », explique M. Webster à propos du colloque. Pour atteindre l'ambitieux objectif, il « faut inventer une nouvelle façon de gérer les matières résiduelles ».

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