Le Cégep s'attaque à la violence à caractère sexuel

Le Cégep de Sherbrooke a lancé jeudi la... (Spectre Média, René Marquis)

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Le Cégep de Sherbrooke a lancé jeudi la campagne « Ni viande ni objet », qui vise à sensibiliser et prévenir la violence à caractère sexuel. La directrice générale, Marie-France Bélanger, Maude Trudel, qui représentait l'Association étudiante du Cégep de Sherbrooke, et le directeur aux affaires étudiantes et communautaires, Martin Lambert, ont pris part au coup d'envoi.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) C'est au tour du Cégep de Sherbrooke de s'attaquer aux violences à caractère sexuel sur son campus. L'institution a donné le coup d'envoi d'une campagne de sensibilisation, jeudi.

La campagne « Ni viande ni objet » commence avec la Semaine de prévention et de sensibilisation qui se tiendra la semaine prochaine, du 19 au 23 septembre.

D'autres initiatives auront également lieu tout au long de l'année, dont une soirée sexto et une conférence en compagnie des deux porte-parole de la campagne Sans oui, c'est non, le rappeur Koriass et Véronique Grenier, professeure de philosophie au Cégep de Sherbrooke.

Le coup d'envoi a eu lieu alors que le Mois d'échange et de sensibilisation sur les agressions sexuelles en milieu étudiant (MESSAGE) bat son plein en Estrie.

Interrogé sur les situations survenues sur le campus, le directeur aux affaires étudiantes et communautaires, Martin Lambert, souligne qu'il entend notamment parler de blagues douteuses, ou encore de cas où des personnes « déshabillent » quelqu'un du regard. Il se remémore un cas de harcèlement sexuel l'an passé. « On n'a pas de statistiques de cas grave, mais il y a probablement des cas. On n'a pas de dénonciation, mais ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas », note la directrice générale, Marie-France Bélanger.

Différents axes sont abordés avec la campagne, comme le cyberharcèlement.

« Ce sont des thèmes qui rejoignent les jeunes. On est dans un univers où malheureusement le cyberharcèlement, la pornographie, l'hypersexualisation sont vraiment très présents. Ce sont des trucs qu'ils voient vraiment beaucoup, entre autres avec la publicité », note Maude Trudel, ancienne responsable aux affaires internes de l'Association étudiante du Cégep de Sherbrooke (AÉCS), en soulignant que si on ne peut pas tout contrôler, on peut tenter de sensibiliser les jeunes à la question.

Une étude provinciale, dont l'Université de Sherbrooke fait partie, a révélé il y a quelques mois qu'une personne sur trois a été victime de violence sexuelle à l'université. Environ 85 % des personnes touchées n'ont pas signalé les événements à leur institution.

« Avec ce qu'on voit au quotidien sur le campus, on pense que ce sont des choses qui pourraient s'appliquer sur le campus. On n'a pas les bars ou les 5 à 8 de l'Université de Sherbrooke, mais avec les résidences, on a quand même certaines zones de risques aussi », commente Maude Trudel. Aucun portrait n'a toutefois encore été tracé au Cégep de Sherbrooke.

Les statistiques montrent que les jeunes de 16 à 25 ans sont particulièrement exposés aux actes de violence à caractère sexuel, que ce soit à l'école, dans les bars, dans les rues ou en ligne. Les filles et les jeunes femmes sont les plus touchées.

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