Succès et nouveaux partenaires pour le Frigo Free Go

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Respectivement directrice et agente de revitalisation socioéconomique à la Corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke, Karole Forand et Sondès Allal forment le duo de choc derrière le Frigo Free Go et son succès retentissant.

Spectre Média, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) La belle saison du Frigo Free Go ne s'essouffle pas avec les derniers soubresauts de l'été, bien au contraire. Au moment de partager un bilan des plus positif au terme des trois premiers mois du projet de détournement de surplus alimentaires vers le frigo collectif implanté sur Wellingtons Sud à la mi-juin, voilà que la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) de Sherbrooke en profite pour signer un contrat à long terme avec 12 écopartenaires. Tant et aussi longtemps que le projet du Frigo Free Go vivra, ces partenaires de la restauration et du milieu des affaires du centre-ville s'engagent à y déposer leurs surplus alimentaires.

Le Centre d'intégration au marché de l'emploi, Commerce Sherbrooke, Basta Communication, le Festival cinéma du monde de Sherbrooke ainsi que les restaurants Auguste, Tapageur, Pizzicato, Le Snack, Hata Pita, Comptoir gourmand du centro, Café créatif au Croquis et Bistro Kapzack redirigeront vers le Frigo Free Go les surplus de réunions, d'événements et de cuisine.

Pour la directrice de la CDEC Karole Forand et l'agente de revitalisation socioéconomique responsable du projet, Sondès Allal, le succès du Frigo Free Go va bien au-delà des quelque 3670 kilos de surplus alimentaire détournés au cours de l'été par les partenaires-moteurs du projet. « On n'a pu comptabiliser que ce que ces partenaires (maraichers, boulangers, restaurateurs et commerçants) sont venus déposer dans le Frigo, note Sondès Allal. Ça ne compte même pas ce que les gens et les partenaires ponctuels sont venus porter de surplus de leur propre frigo ou potager.

« Mais ce qui est incroyable au-delà de cette capacité du milieu à se mobiliser pour contrer le gaspillage et redonner à des gens qui en ont besoin, c'est notre capacité en tant que communauté à prendre des actions et à tisser des liens. Ces liens entre des gens qui autrement ne se seraient peut-être jamais rencontrés, c'est encore la plus grande réussite. »

« Ce qui était impressionnant et touchant tout au long de l'été quand les gens venaient déposer leurs denrées dans le frigo, c'est le sentiment des gens qui en bénéficiaient. Ils voyaient les gens faire le détour pour eux. Ils se disaient "Wow! On vaut le détour!", raconte d'ailleurs la capitaine de l'Armée du Salut, Anne-Marie Racicot Dagenais, qui s'apprête à accueillir le Frigo Free Go dans ses locaux pour la suite du projet. Fourni par Estrie-Aide, le Frigo Free Go du centre-ville qui a passé l'été à côté du Tremplin 16-30 se retrouvera désormais à l'abri des intempéries à l'Armée du Salut.

Un second Frigo Free Go devrait par ailleurs apparaître dans l'est de la Ville. « On va évaluer le meilleur endroit pour l'installer avec les partenaires du secteur afin de développer le même genre de dynamique qu'au centre-ville », note Sondès Allal.

Le centre-ville attend toujours son centre de jour

Le projet d'un centre de jour sur la Wellington Sud n'est pas mort au feuilleton, mais il semble improbable que son ouverture se fasse dès cet automne comme le souhaitait l'ensemble des intervenants au dossier. La directrice de la Santé publique, Mélissa Généreux, insiste sur la nécessité de réunir le financement qui permettrait non seulement l'implantation du centre de jour en plein centre-ville sherbrookois, mais surtout sa pérennité.

« Ce qu'on veut éviter, c'est d'aller trop rapidement sans avoir trouvé un financement solide, lancer le projet, puis être forcés d'y mettre fin après un an par manque de financement. Ce serait difficile pour les bénéficiaires. On leur lancerait un message d'abandon difficile à gérer », explique Dre Généreux.

Une partie de la réponse pourrait venir du CIUSSS de l'Estrie qui pourrait déplacer quelques ressources vers le financement du centre de jour, sans toutefois s'approprier le projet. « Il est important que le centre soit pris en charge par la communauté », poursuit Dre Mélissa Généreux en pointant entre autres vers la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue qui souhaite ardemment voir naître ce point de rencontre pour la clientèle fragilisée du centre-ville sherbrookois.

« Du côté de la Coalition, ils ne demandent rien de compliqué, ça prend un lieu où il peut y avoir une certaine animation, note Dre Mélissa Généreux. Et tant mieux si on a accès à du financement additionnel qui permet d'offrir sur place des ressources occasionnelles additionnelles comme des infirmières en dépistage ou en vaccination, des soins en désintoxication ou autre. Mais ce qu'il faut d'abord, c'est du financement à long terme. Un centre de jour, c'est un point d'ancrage qui permet de traiter des problématiques en amont, de prévenir des problèmes avant qu'ils n'arrivent dans la salle d'attente de l'urgence.

« Ce qu'on espérait, c'est une ouverture cet automne, reprend la directrice de la Santé publique. Ce n'est pas impossible, on ressent encore la même urgence. Et on est quand même plus avancé qu'on l'était dans le dossier. »

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