Tartare de saumon: pas d'accusation contre le serveur du Tapageur

Après analyse du dossier, le directeur des poursuites criminelles et pénales a... (Archives La Tribune, René Marquis)

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(Sherbrooke) Après analyse du dossier, le directeur des poursuites criminelles et pénales a choisi de ne pas porter d'accusation criminelle contre le serveur du restaurant le Tapageur de Sherbrooke qui était ciblé dans une enquête après avoir servi un tartare de saumon à une personne allergique.

Le directeur aux poursuites criminelles et pénales (DPCP) confirme qu'il n'y a aucune matière criminelle dans les faits survenus en mai 2016 au restaurant du centre-ville.

«Après analyse et étude du dossier par les procureurs aux poursuites criminelles à Sherbrooke, je confirme qu'il n'y a aucune infraction criminelle commise par la personne visée par cette enquête. Les procureurs ont analysé les preuves et rapports soumis par les enquêteurs policiers pour en arriver à cette conclusion», confirme le porte-parole du DPCP, Me René Verret.

La victime alléguée, Simon-Pierre Canuel, a été intoxiqué à après avoir ingurgité une bouchée de tartare de saumon alors qu'il y était allergique.

Selon le rapport de la perquisition réalisée par le Service de police de Sherbrooke du restaurant Le Tapageur, des lettres descriptives du serveur et du cuisinier qui travaillaient le soir des événements du 29 mai avaient été saisies. La détective de la division des enquêtes du SPS avait aussi obtenu le DVD des images de la caméra de surveillance du restaurant de même que la facture de 74,11 $ émise à la victime alléguée lors des événements.

Dans le mandat de perquisition, Simon-Pierre Canuel affirmait avoir passé cinq jours à l'hôpital.

Il témoignait avoir reçu la commande du serveur qui aurait mentionné «tartare» dans une ambiance tamisée.

«Lorsque j'ai avalé le tout j'ai dit : «Ce n'est pas du tartare de boeuf ça». Nous avons immédiatement avisé le serveur que le tartare était un tartare de saumon. Le serveur s'est excusé et a pris l'assiette pour l'échanger contre un tartare de boeuf.»

Après être sorti de l'hôpital, M. Canuel avait fait parvenir deux lettres de mises en demeure au restaurant Le Tapageur.

Son avocat, Me François Daigle n'a pas retourné les appels logés par La Tribune.

Le propriétaire du Tapageur a aussi référé les demandes d'entrevue à son avocat Me Sylvain Guertin mais les demandes d'entrevue sont demeurées vaines.

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