Ras-le-bol des employés au CRE

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(Sherbrooke) Des professionnels du Centre de réadaptation de l'Estrie (CRE) s'inquiètent du fait qu'ils seront prochainement rattachés au Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants de développement (CRDI-TED).

En somme, ces ressources professionnelles traitant uniquement avec des patients atteints d'une déficience physique seraient désormais appelées à traiter des patients atteints d'une déficience intellectuelle.

«Ce n'est pas du tout la même clientèle. Nous avons choisi de travailler en déficience physique et c'est dans cette spécialisation que nous avons développé notre expertise», note une employée touchée par le transfert de ressources.

C'est pour exprimer cette inquiétude et demander à la direction de ne pas aller de l'avant avec cette réforme que des employés du CRE ont organisé une manifestation mardi.

Ce changement touche 16 employés du programme Ressources résidentielles et hébergement Déficience physique, principalement des travailleurs sociaux, éducateurs spécialisés, infirmières, ergothérapeutes et physiothérapeutes.

«On déshabille Pierre pour habiller Paul. On s'inquiète des impacts sur la clientèle, car il n'y a pas de nouvelle enveloppe budgétaire pour remplacer les ressources. En plus de la perte d'expertise, les listes d'attente devraient allonger et certains patients atteints d'une défiance physique, qui ont un suivi intensif, pourraient même être obligés d'être admis en CHSLD compte tenu du manque de ressources pour les services externes», ajoute Martin-Pierre Mercier, président du Syndicat des Salariés du CRE-CSN.

La clientèle touchée souffre principalement de maladies dégénératives, tel que la sclérose en plaques ou la sclérose latérale amyotrophique, ou est composée de personnes victimes d'AVC ou de traumatisme crânien.

«Dans les années 1990, une importante réflexion du ministère de la Santé et des Services sociaux alimentée par les revendications des usagers et des organismes les représentant a mené à une spécialisation des services à la clientèle en matière d'hébergement de deuxième ligne. Le programme actuel est le fruit de cette volonté de développer une expertise spécifique à la défiance physique et à la déficience intellectuelle. Là, c'est comme si on voulait revenir 20 ans en arrière», explique M. Mercierdéplorant le manque de consultation du personnel dans le processus de changement de l'établissement.

Pour les mêmes raisons, le syndicat s'inquiète du rattachement de la clientèle pédiatrique présentant un retard de développement avec le secteur de la déficience intellectuelle et le rattachement d'une partie de l'équipe d'intervenants en retard de développement, soit 13 employés, à la chef de service en déficience intellectuelle.

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