Résidence Murray: les citoyens refusent de porter le blâme

Les opposants au projet d'agrandissement de la Résidence... (Archives, La Tribune)

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Les opposants au projet d'agrandissement de la Résidence Murray refusent de porter le chapeau pour les insuccès du comité de dialogue mis en place par le propriétaire Pierre Chapdelaine.

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(Sherbrooke) Les opposants au projet d'agrandissement de la Résidence Murray refusent de porter le chapeau pour les insuccès du comité de dialogue mis en place par le propriétaire Pierre Chapdelaine. C'est un différend sur la façon de communiquer les résultats des discussions qui a fait dérailler l'entreprise.

Rappelons que M. Chapdelaine a annulé le projet de table de concertation qu'il avait lui-même mis sur pied, vendredi dernier, en raison de son incapacité à s'entendre avec les opposants. Il avait pourtant mandaté le professeur de droit Guillaume Rousseau à titre de président du comité, qui devait aussi compter des aînés de la Résidence Murray, le président de la Fadoq-Estrie et le conseiller du district. Quatre rencontres étaient prévues pour arriver à un consensus. Il n'y en aura eu aucune.

M. Chapdelaine avançait que les opposants refusaient le principe de transparence.

« Il était aberrant de vouloir instaurer un processus de concertation sans avoir pris le temps au préalable de nous consulter sur ledit processus et sur la composition du comité », font valoir les opposants, représentés par Joseph Franchomme.

« Me Rousseau nous avait dit qu'il y aurait des communiqués de presse rédigés par la firme de communication engagée par le promoteur, mais qu'il se chargerait personnellement d'approuver chaque communication pour en contrôler la neutralité. Nous avons alors demandé que les balises de ce processus de communication soient discutées lors de notre première rencontre », précisent-ils.

« On n'aimait pas se faire museler »

Guillaume Rousseau confirme que le choix des moyens de communication a provoqué la fin des discussions. « Il y avait des demandes des citoyens, mais nous nous sommes entendus sur tout. Il n'y avait pas de désaccords majeurs et le processus faisait l'unanimité. Là où les discussions ont achoppé, c'est sur la communication. Les opposants avaient un malaise à ce que les communiqués soient rédigés par Daniel Nadeau, qui était embauché par M. Chapdelaine. »

« On n'aimait pas se faire museler », dit Joseph Franchomme.

Le propriétaire de la Résidence Murray a alors choisi d'abandonner la table de concertation. Me Rousseau lui suggérait pourtant le contraire. « Je respecte toutefois le choix de M. Chapdelaine, puisque toutes les parties réunies doivent l'être de façon volontaire. »

Le professeur de droit s'est donc retiré du dossier.

« C'est sûr qu'il y a de profonds points de désaccord entre nous. Il y a cependant un point sur lequel nous nous entendons tous : les besoins des aînés sont immenses et il faut trouver les moyens pour y répondre de façon abordable. Le comité aurait dû permettre de travailler sur les points de désaccord », ajoutent les opposants.

Joseph Franchomme mentionne toutefois que certains d'entre eux sont prêts à poursuivre les discussions. « Mais pas tout le monde, parce que certains ont été échaudés. Ce serait bien sûr plus intéressant que tout le monde entende les versions de tout le monde. Nous sommes prêts à exposer nos points de vue. Si c'est vraiment pour discuter d'un nouveau projet, c'est sûr que ça nous intéresse. »

Pierre Chapdelaine entend présenter une nouvelle mouture de son projet. « Si nous ne pouvons pas nous parler, nous attendrons le nouveau projet parce qu'il est clair que le même projet ne franchira pas la rampe », commente M. Franchomme.

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