Attente jusqu'à 2 ans en physiothérapie

Les physiothérapeutes s'inquiètent pour l'avenir des services publics en... (Archives, La Tribune)

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(Sherbrooke) Les physiothérapeutes s'inquiètent pour l'avenir des services publics en réadaptation physique dans les établissements de santé de la région. Ils ont profité de la Journée mondiale de la physiothérapie, jeudi, pour décrier la situation, par la voix de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux de l'Estrie.

« Il y a des listes d'attente dans les services externes de physiothérapie qui peuvent s'étirer jusqu'à deux ans au CHUS, dénonce l'APTS dans un communiqué en parlant de « niveaux qui ne sont plus gérables ». « De telles listes existent entre autres en pédiatrie et en périnatalité », précise l'association.

« Le constat n'est guère mieux dans la région de Coaticook, où la liste d'attente contient 140 noms et où la durée peut s'étirer sur plus d'une année », continue l'APTS.

L'alliance syndicale soutient également que des physiothérapeutes se retrouvent sans emploi dans l'unité de traumatologie du Centre de réadaptation Estrie faute de financement.

Cette situation est le résultat des compressions des dernières années dans le réseau, affirme Emmanuel Breton, répondant politique de l'APTS en Estrie.

« Dans le contexte d'austérité actuelle, les professionnels en réadaptation sont contraints de prioriser à l'extrême les patients qu'ils devront traiter. »

L'APTS s'inquiète sur les répercussions de ces décisions sur les patients, qui n'ont « pas d'autres choix que d'endurer leur mal ou de se tourner vers le privé, souvent à l'invitation même de leur médecin ».

Le porte-parole syndical conclut en invitant le ministre de la Santé Gaétan Barrette à revoir la place faite aux physiothérapeutes dans le régime public. « Il n'y a aucune économie à réaliser en réduisant les services de réadaptation. Au contraire, laisser les gens à eux-mêmes engendre des coûts très importants. »

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