Portes ouvertes chez les Fusiliers pour recruter 60 réservistes

Lors des journées portes ouvertes organisées par le... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Lors des journées portes ouvertes organisées par le régiment des Fusiliers de Sherbrooke ce week-end, les visiteurs pouvaient notamment observer des soldats effectuant un déploiement virtuel, qu'ils reproduiront plus tard sur le terrain.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) En tendant attentivement l'oreille sur la rue Belvédère Sud, ce week-end, on pouvait entendre de brèves détonations retentir au loin. Mais rassurez-vous : la ville n'a pas été frappée par une attaque. Il s'agissait plutôt des participants aux journées portes ouvertes organisées par le régiment des Fusiliers de Sherbrooke qui s'entraînaient à manier le fusil automatique C7A2 dans un simulateur de tir!

À l'extérieur du manège militaire des Fusiliers, en plus de pouvoir s'initier au tir sur des cibles virtuelles, les visiteurs pouvaient notamment monter dans l'un des nouveaux véhicules blindés légers du régiment, muni d'un moteur plus puissant et d'une mire automatique, et découvrir l'ensemble des armes utilisées par l'unité d'infanterie, soit les armes personnelles, de section, de peloton et antichars.

On pouvait également entrer dans un poste de commandement mobile, que les Fusiliers érigent souvent lors d'opérations domestiques, dans le cas d'une inondation ou d'un feu de forêt par exemple.

Si les Fusiliers de Sherbrooke ont l'habitude de tenir des portes ouvertes annuellement, c'est la première fois que les visiteurs pouvaient assister à un véritable entraînement à l'intérieur de la bâtisse de la rue Belvédère.

Dans un coin, des soldats pratiquaient le combat en zones urbaines à l'intérieur d'une structure de bois comprenant plusieurs pièces, alors que dans l'autre, des combattants apprenaient les techniques pour immobiliser l'ennemi, le fouiller et le désarmer.

Au fond de la salle principale, plusieurs dizaines d'hommes en uniforme - et quelques femmes - étaient rivés à l'écran de leur ordinateur, effectuant un déploiement virtuel qu'ils reproduiront plus tard sur le terrain.

Faire tomber les barrières

Grâce à cet événement, les Fusiliers de Sherbrooke tentaient principalement de recruter 60 nouveaux réservistes prêts à entamer leur formation en janvier.

« Notre objectif, c'est vraiment de remplir le cours avec 60 personnes, et on estime que pour y arriver, il faut recevoir environ 300 demandes. Pour l'instant, nous n'avons que 40 dossiers en traitement, alors c'est vraiment le temps de s'inscrire », explique le lieutenant-colonel Philippe Côté.

Le commandant des Fusiliers de Sherbrooke espère aussi que d'inviter ainsi les Sherbrookois au sein de leur manège militaire permettra de dissiper la crainte ou la gêne qu'éprouvent plusieurs d'entre eux face aux membres des Forces armées canadiennes.

« Moi, je fais partie des Forces, mais je suis aussi un citoyen comme tout le monde : je travaille au CIUSSS et je m'implique dans ma communauté. Mais quand on porte notre uniforme, on dirait que les gens sont plus distants, qu'ils ne viennent pas nous parler. Pourtant, on est de leur bord, on est là pour eux! On veut faire tomber cette barrière-là », confie-t-il.

Pour en savoir plus sur le rôle de réserviste et les métiers offerts par le régiment des Fusiliers de Sherbrooke, rendez-vous à l'une des séances d'informations se tenant au manège militaire de la rue Belvédère, tous les mardis soirs dès 19 h 30. Vous pouvez également postuler pour joindre la réserve sur le goo.gl/GMQC54.

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