Le processus de médiation avorte à la Résidence Murray

Le propriétaire de la Résidence Murray, Pierre Chapdelaine,... (Archives, La Tribune)

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Le propriétaire de la Résidence Murray, Pierre Chapdelaine, n'est pas parvenu à trouver un terrain d'entente avec les opposants au projet d'agrandissement pour la mise sur pied d'un comité de dialogue. Il compte réactiver l'étude de son projet avec la Ville.

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(Sherbrooke) Alors que Pierre Chapdelaine avait annoncé au début du mois la mise sur pied d'un comité de dialogue pour trouver des compromis dans le projet d'agrandissement de la Résidence Murray, le propriétaire a finalement dû se raviser étant donné l'incapacité des parties à s'entendre sur divers aspects du processus de médiation.

Les opposants au projet d'agrandissement de la résidence, qui comprenait initialement l'érection d'un pavillon comptant 50 nouveaux appartements, devaient prendre part à quatre rencontres de conciliation pilotées par le professeur de droit Guillaume Rousseau, à l'issue desquelles une nouvelle proposition aurait pu être soumise au conseil municipal.

Rappelons que plusieurs citoyens de la rue Murray et des environs s'étaient opposés - et s'opposent toujours - à ce projet d'expansion, craignant que celui-ci entraîne de sérieux problèmes de circulation et de stationnement, en plus de nuire au patrimoine du secteur.

Or, il semblerait que les deux parties ne seraient même pas arrivées à s'entendre sur certaines balises comme le lieu des rencontres et la composition du comité, ce qui a poussé Pierre Chapdelaine a abandonné l'idée d'une table de concertation.

Selon lui, les principaux opposants n'avaient pas confiance envers les experts qu'il avait retenus, étaient réticents à la communication, refusaient d'accepter qu'un tel processus ait été mis en place sans les consulter et s'objectaient à discuter d'un nouveau projet en dehors du cadre restreint du plan d'implantation et d'intégration architecturales (PIIA).

Refus de transparence

Mais la goutte qui a fait déborder le vase pour le propriétaire de la résidence est le fait que les citoyens faisant partie du comité aient « refuser le principe de transparence ».

« Moi, j'ai fait tous les compromis possibles demandés par Me Rousseau, mais lorsqu'il m'a informé que mes voisins opposants n'étaient pas à l'aise avec la version d'un communiqué de presse que j'avais accepté, non sans réserve, qui faisait état de la volonté de Me Rousseau de communiquer régulièrement et en toute transparence avec les citoyens concernés de la progression des travaux de ce comité, j'ai dit assez. Je veux bien faire des compromis, mais je refuse la compromission », déplore-t-il.

« Mes voisins opposants ne voulaient pas que l'on communique avec les citoyennes et les citoyens de cette ville, poursuit-il. Ils souhaitent que ces discussions se tiennent à huit clos, à l'abri de tous les regards et ils avaient de sérieuses réticences à ce que l'on communique aux médias la progression de nos travaux. Incroyable, c'est le promoteur privé qui veut de la transparence et les citoyens qui veulent que cela se déroule à l'insu de tous. »

Le processus de médiation ayant échoué, Pierre Chapdelaine réactivera l'étude de son projet avec la Ville de Sherbrooke.

« Je refuse de négocier avec mes voisins qui ont refusé ma main tendue, indique-t-il. Ceux-ci auront tout de même l'occasion, comme toutes les autres personnes concernées, de venir dire ce qu'ils en pensent. »

Des modifications seront-elles apportées au projet présenté à la Ville? « C'est possible, répond M. Chapdelaine. On va regarder ce qu'on peut faire avec les résidants du quartier, pour déposer quelque chose qui, espérons-le, va faire l'unanimité. »

De son côté, le conseiller municipal dans l'arrondissement de Fleurimont, Rémi Demers, dit s'attendre à recevoir une nouvelle version du projet, étant donnée « la résistance des citoyens ».

« C'est clair que le même projet ne franchira pas la rampe, affirme-t-il. (...) Je suis évidemment déçu que les démarches de conciliation aient échoué, mais j'ai senti une bonne volonté de la part du promoteur de tenir compte de ce qui a été dit par les citoyens, alors j'ai confiance qu'il va être capable d'arriver à un projet qui tient à la fois compte du besoin de logements pour les personnes âgées et du respect de l'environnement et du patrimoine. À la Ville, on trouve important qu'il y ait une consultation citoyenne à propos de ce projet, parce que c'est un enjeu qui ne touche pas seulement les gens de la rue Murray, mais le quartier au complet. Les citoyens s'élevant contre le projet que nous avons contactés n'ont pas rendu les appels de La Tribune vendredi.

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