Les citoyens veulent un élément proportionnel, constate Dusseault

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Quelque 90 personnes ont répondu à l'invitation du député de Sherbrooke aux Communes, Pierre-Luc Dusseault (debout à gauche), afin de se prononcer sur la réforme du mode de scrutin en vigueur au Canada.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) S'il existe une volonté à Ottawa de changer le mode de scrutin afin de le rendre plus représentatif, cette volonté existe aussi parmi les citoyens, a pu constater le député de Sherbrooke Pierre-Luc Dusseault, à la suite de la consultation publique qu'il a tenue mercredi soir à la salle du Tremplin.

Après avoir entendu le politologue Jean-Hermann Guay, de l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke, faire la nomenclature des différents modes de scrutin susceptibles d'être utilisés au Canada, les quelque 90 citoyens présents ont pu exprimer leurs attentes face à la réforme du mode de scrutin actuel.

Selon M. Dusseault, les électeurs souhaitent que le Canada se dote d'un mode de scrutin qui tient compte du vote proportionnel accordé aux partis politiques.

«Dans toutes les discussions que j'ai eues jusqu'à présent avec les citoyens, y compris lors de la consultation de mercredi soir, ce que je retiens, c'est que le système actuel a beaucoup de déficience et les gens veulent en majorité plus de proportionnalité», a indiqué M. Dusseault.

Un système proportionnel mixte combinant le mode majoritaire actuel au mode de scrutin proportionnel serait le plus populaire, selon ce qu'a pu constater M. Dusseault.

Un système proportionnel mixte ferait en sorte qu'un nombre prédéterminé de députés seraient élus selon le mode majoritaire actuel, tandis qu'un nombre prédéterminé de députés seraient élus selon le pourcentage de votes recueillis par leur formation politique à l'échelle d'un territoire donné.

Le système proportionnel mixte, rappelle M. Dusseault, aurait l'avantage de «faire une place aux petits partis», ce qui n'est pas toujours le cas avec le système uninominal majoritaire à un tour actuel.

«Une des déficiences du système actuel, ajoute M. Dusseault, c'est qu'un parti peut former le gouvernement et obtenir 100% du pouvoir après avoir recueilli uniquement 40% des votes à l'échelle du pays. Cela pose un problème de légitimité...»

Dans le cas du système mixte, certains y voient aussi des lacunes dans le fait que ce mode de scrutin a pour effet de créer deux types de députés: ceux élus à la majorité et ceux élus à la proportionnelle.

«Chaque mode de scrutin a ses bons et ses mauvais côtés, convient M. Dusseault. S'il existait un mode de scrutin parfait, tous les pays dans le monde l'auraient déjà adopté depuis longtemps... L'important, c'est de trouver un système qui fait consensus parmi la population.»

Tous les députés fédéraux ont été invités à tenir des consultations publiques sur la réforme du mode de scrutin.

Un comité parlementaire spécial a été formé en juin afin d'étudier les recommandations issues de ces consultations. Le rapport du comité est attendu à la fin de l'année.

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