La Rose des vents aussi ciblée par une attaque informatique

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Jeudi dernier, les fichiers de l'organisme sherbrookois La Rose des vents, qui vient en aide aux personnes atteintes de cancer et à leurs proches, ont été cryptés à distance par un logiciel pirate.

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(Sherbrooke) Les gens de l'équipe de la Rose des vents se remettent d'une attaque informatique subie au cours des derniers jours.

Jeudi dernier, les fichiers de l'organisme sherbrookois qui vient en aide aux personnes atteintes de cancer et à leurs proches ont été cryptés à distance par un logiciel pirate. Cette cyberattaque survient alors que la Commission scolaire des Appalaches a vu l'ensemble de son réseau informatique paralysé par une agression du même type.

Anne-Marie Poirier, directrice générale de la Rose des vents, mentionne qu'on a vécu des moments difficiles à partir de jeudi dernier.

« On voyait nos fichiers s'encrypter sous nos yeux sans que nous ne puissions rien faire, se souvient-elle. Ils étaient changés par une série de chiffres interminable. »

« Il y avait un message d'un terroriste qui disait que nous devions payer pour avoir la clé pour restaurer nos ordinateurs. »

La direction de l'organisme a décidé de ne pas céder au chantage et de faire le ménage dans son système informatique, ajoute Mme Poirier.

On a mis plusieurs heures à restaurer les fichiers. Peu de données ont été perdues, ajoute-t-elle.

« On n'a pas embarqué là-dedans. Il a fallu se virer de bord vite. On s'est servis de nos copies de sécurité », explique la directrice.

« Mais on a perdu les données depuis qu'on a fait nos dernières copies de sécurité. L'organisme la Rose des vents n'était pas visé directement. »

Entre autres, on a dû retrouver la liste des gens qui avaient réservé leur place pour le souper-bénéfice du 23 septembre.

Mme Poirier estime les pertes et les coûts de l'épisode de cyberpiratage à entre 1000 et 1200 $.

« Ce n'est pas catastrophique. Ça n'a pas l'ampleur de ce que ça pourrait avoir dans une commission scolaire », fait-elle remarquer.

« La morale de cette histoire, c'est de ne jamais ouvrir un courriel dont on n'est pas certain de la provenance. »

L'enquête se poursuit à la CS des Appalaches

À 48 heures de l'échéance fixée par ultimatum par les pirates informatiques à l'origine de la cyberattaque ayant neutralisé le réseau informatique de la Commission scolaire des Appalaches, la loi du silence régnait toujours tant à la Sûreté du Québec qu'à la Commission scolaire et au sein de ses employés.

« L'enquête se poursuit et nous n'avons rien de nouveau à vous communiquer », nous déclarait-on laconiquement à la SQ.

Au Syndicat de l'enseignement de l'Amiante, le président Francis Jacob affirmait avoir appris certains éléments de la situation par la voie des médias. Qu'à cela ne tienne, M. Jacob s'est fait philosophe. « On enseignait avant l'arrivée des ordinateurs. Les enseignants se sont retournés de bord et ont les feuilles, les cahiers et les crayons. Il y a eu une époque où on utilisait beaucoup les projecteurs. Lorsque la lampe brûlait, il fallait se rajuster. C'est désagréable, mais il ne faut pas dramatiser. »

Par ailleurs, M. Jacob estime que le stress chez les enseignants s'est un peu estompé. « Les directions d'école ont rencontré les enseignants pour leur donner l'heure juste. On ne sait pas si les pirates détiennent les informations personnelles. Pour ce qui est de la paie, il ne devrait pas y avoir de problèmes. »

M. Jacob n'en affirme pas moins qu'il s'agit d'un problème sérieux.

- Avec Nelson Fecteau

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