L'UdeS se lance dans le parrainage d'étudiants réfugiés

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Pour la toute première fois, l'Université de Sherbrooke parraine un étudiant réfugié, comme l'Université Bishop's et le Collège régional Champlain (CRC) de Lennoxville le font depuis plusieurs années.

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(Sherbrooke) Pour la toute première fois, l'Université de Sherbrooke parraine un étudiant réfugié, comme l'Université Bishop's et le Collège régional Champlain (CRC) de Lennoxville le font depuis plusieurs années. En collaboration avec Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), l'institution sherbrookoise a accueilli en août un étudiant africain.

La doyenne de la faculté des lettres et sciences humaines, Christine Hudon, dit avoir soumis l'idée à l'UdeS en suivant l'exemple de Bishop's.

« Le projet est né l'automne dernier, après la publication d'articles sur l'Université Bishop's, qui en parraine depuis plusieurs années. J'ai approché la direction en suggérant qu'on fasse la même chose (...) L'objectif, ce n'est pas de le faire seulement pour une année », note Mme Hudon.

Avec un tel type de parrainage, les institutions comme l'UdeS assument les coûts comme les droits de scolarité et les frais d'hébergement. La Fondation Force de l'institution a accepté de donner un coup de pouce financier à ce projet.

Un comité a été formé à l'UdeS. « On veut que ce soit un projet qui mobilise autant des membres du personnel que des étudiants », note également la doyenne.

C'est l'organisme EUMC qui s'occupe de la venue des étudiants. « C'est bien rodé, il fait un travail dans les camps pour sélectionner les candidats et un travail pour les préparer. Les étudiants connaissent un peu le milieu dans lequel ils vont se retrouver, ils ont eu des formations sur le pays (...) C'est un interlocuteur crédible. Ça facilite tout le parrainage privé... »

Au-delà des engagements financiers, Christine Hudon rappelle l'importance d'accompagner les étudiants réfugiés dans leur parcours.

« Ce qu'on souhaite, c'est l'intégration. À cet égard, il y a tout un accompagnement à faire. On ne soupçonne pas à quel point on doit tout apprendre quand on a grandi dans un camp de réfugiés... »

Il existe également un programme à l'UdeS où des étudiants sont jumelés avec des étudiants internationaux nouvellement arrivés afin de faciliter leur intégration.

Une longue tradition à Bishop's

L'automne dernier, un reportage de Radio-Canada faisait ressortir le fossé entre les établissements anglophones et francophones à travers le pays en matière de parrainage de réfugiés.

À Bishop's, les étudiants donnent 5 $ annuellement pour le parrainage des réfugiés, et ce, depuis une vingtaine d'années. « Ça nous aide beaucoup. On fait aussi d'autres activités pour recueillir de l'argent », commente Heather Thomson, agente de pastorale responsable du programme d'accueil des étudiants réfugiés. « Nous avons aussi beaucoup de membres du personnel qui sont généreux financièrement et en termes de temps. » Bishop's a accueilli en janvier dernier un réfugié syrien et trois autres cet automne; deux Syriens et un Burundais.

Depuis 1992, Bishop's et le CRC de Lennoxville ont parrainé 43 étudiants.

Différentes mesures sont mises en place pour soutenir les jeunes dans leur communauté d'accueil. « Comment faire l'épicerie, préparer les repas, énumère Mme Thomson. On prend l'autobus pour faire un tour de ville avec eux. Nous avons aussi des activités plus sociales. »

Le Séminaire de Sherbrooke fait également partie des institutions qui parrainent des réfugiés.

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