Le SPS cible des actions mensuelles

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Le Service de police de Sherbrooke a choisi d'être proactif en matière de sécurité routière.

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(Sherbrooke) Le Service de police de Sherbrooke a choisi d'être proactif en matière de sécurité routière.

Chaque année, le corps de police dresse un calendrier des cibles mensuelles afin de travailler en prévention et en répression sur les problématiques au Code de la sécurité routière (CSR).

« Les patrouilleurs, les agents au support opérationnel ainsi que l'unité spéciale en circulation sont mis à contribution pour participer aux interventions reliées au thème du mois. Les interventions peuvent être faites tant de jour, de soir comme de nuit », explique le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

Infractions hivernales, feux de circulation et arrêts obligatoires, distractions au volant, port de la ceinture de sécurité, cohabitation piétons-automobilistes ou avec les cyclistes, vitesse sur les routes, véhicules non conformes et l'alcool au volant sont les thèmes qui sont surveillés en 2016.

« Nous mettons en place des objectifs mensuels. Des surveillances particulières sont effectuées. C'est certain qu'un lien direct peut être établi entre le respect du Code de la sécurité routière et la diminution des accidents. L'objectif demeure d'assurer la sécurité du public sur les routes. Ces cibles s'ajoutent aux campagnes provinciales », indique le porte-parole du SPS.

Les moyens pour atteindre ces cibles dépassent les opérations sur le terrain avec une campagne dans les médias traditionnels et les médias sociaux.

« Le printemps dernier, nous avons médiatisé une opération de contrôle de vitesse en zone scolaire en donnant l'heure et le lieu. Nous voulons que les gens soient au courant des thèmes que nous ciblons. Nous avons même un agent affecté à la gestion des plaintes au CSR en matière de sécurité routière », indique le porte-parole du SPS.

Ce dernier signale qu'en 2014 les accidents avec blessés ont diminué de 7 pour cent à Sherbrooke.

Dans la majorité des infractions au CSR, la région de l'Estrie se situe environ dans la moyenne québécoise.

À ce chapitre, le taux d'infraction au CSR est de 17 534 infractions par 100 000 détenteurs de permis de conduire en Estrie comparativement à un taux moyen de 16 524 infractions au Québec.

Entre 2005 et 2014, le nombre de constats d'infraction pour excès de vitesse est passé de 19 954 à 30 613 pour un taux de 14 029 constats d'infraction par 100 000 titulaires de permis de conduire en 2014. La moyenne à ce chapitre est de 11 366 constats par 100 000 titulaires de permis de conduire.

Les automobilistes estriens se comportent mieux que la moyenne du Québec dans le respect des feux rouges et des panneaux d'arrêt avec un taux de 349 infractions par 100 000 titulaires de permis pour avoir grillé un feu rouge et un taux de 955 pour avoir omis de s'immobiliser à un arrêt obligatoire. La moyenne québécoise est de 647 pour les feux de circulation et de 1990 pour les arrêts obligatoires pour l'ensemble du Québec.

En ce qui a trait à l'omission de porter la ceinture de sécurité, l'Estrie se classe dans la moyenne avec un taux de 830 infractions par 100 000 titulaires de permis, alors que la moyenne est de 824.

Une fois l'infraction commise et constatée par les policiers, ils ont été 8062 automobilistes de l'Estrie à ne pas payer leur constat d'infraction sur les 316 964 en 2014 au Québec. Le taux d'amende impayée en Estrie est de 3695 par 100 000 titulaires de permis pour une moyenne de 5999 au Québec selon les plus récentes données du bilan routier de la SAAQ.

Des comportements téméraires à l'origine des accidents

Il est possible de dresser un portrait des jeunes de moins de 30 ans qui ont été victimes d'un accident mortel : ils revenaient pour la plupart d'une activité festive avec des amis, ont eu des comportements téméraires, et bien souvent, l'alcool et les drogues étaient de la partie.

Le chercheur Étienne Blais a décortiqué les rapports de police de la Sûreté du Québec pour les accidents ayant causé la mort de personnes de moins de 30 ans en 2010-2011.

Le bilan du groupe d'âge des 15 à 24 ans s'améliore. En 2015, ils ont représentés 15,2 % des victimes décédées dans un accident de la route en 2015, avec 55 décès. Ils avaient été 128 en 2010. Néanmoins, année après année, les taux d'accidents pour 100 000 titulaires de permis sont plus élevés dans cette tranche d'âge que pour n'importe quelle autre. Suivent les 25-34 ans.

« Il y a plusieurs facteurs qui expliquent les accidents : la prise de risques, les comportements téméraires, la plus petite expérience de conduite (donc ils évaluent moins bien la dangerosité) et le fait que la voiture soit surtout utilisée pour des activités festives. Ce que l'on voit, c'est que les jeunes qui ont un accident mortel, ils allaient à une activité festive (bar, soirée, etc), revenaient et ont eu un accident. L'alcool et les drogues sont un facteur majeur. Le fait de fréquenter leurs amis les incitent à boire davantage. Le conducteur désigné parfois ''fout le camp''. La fatigue et la vitesse sont deux autres facteurs importants. Et à l'époque de notre étude, le cellulaire n'était pas encore un facteur, mais il l'est aujourd'hui. »

En lisant les rapports, Étienne Blais a vu des histoires que l'on croirait choses du passé, avec toute la sensibilisation faite au fil des ans.

« J'ai vu des affaires comme : ''Il a bu un ''six-pack'' et deux ou trois shooters en 30 minutes. Il m'a dit qu'il était OK. Je pensais qu'il l'était.'' La notion du conducteur désigné n'est toujours pas bien assimilée. » Avec Katerine Belley-Murray (Le Quotidien)

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