Luc Fortin sommé de s'expliquer sur l'affichage commercial

Le ministre responsable de la Protection et de... (Archives La Tribune, René Marquis)

Agrandir

Le ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française Luc Fortin

Archives La Tribune, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) La Société nationale de l'Estrie (SNE) somme le député de Sherbrooke et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, Luc Fortin, de « faire la lumière » sur les changements qu'il souhaite apporter aux règlements portants sur l'affichage commercial.

« Il y a un flou, une forme d'incertitude qui ont été créés par le ministre Luc Fortin. Il faut faire la lumière sur ce que prévoit réellement la nouvelle réglementation, notamment pour les entreprises qui désirent respecter les lois et s'y conformer, pas seulement pour les entreprises de l'Estrie, mais pour l'ensemble du Québec », explique le président de la SNE, Étienne-Alexis Boucher.

Dans nos pages vendredi, Luc Fortin affirmait vouloir défendre cet automne des changements réglementaires qui obligeraient les compagnies dont la raison sociale est en anglais à avoir un affichage complémentaire en français.

« Actuellement, quand vous circulez dans le mail central du Carrefour de l'Estrie, vous ne voyez que le logo de Toys "R" Us. Avec ce que nous proposons, il devra y avoir un générique ou un descriptif en français », soulignait le député de Sherbrooke au collègue Luc Larochelle.

Or, ce n'est pourtant pas ce qui est prévu dans le projet de règlement déposé par le gouvernement libéral, soutient la SNE, qui avait d'ailleurs déploré en mai dernier le recul du gouvernement libéral d'imposer un descriptif en français aux enseignes extérieures.

« Le projet de règlement déposé par le gouvernement libéral ne prévoit pas de rendre obligatoire un générique ou un descriptif en français sous la marque de commerce unilingue anglaise. Il prévoit seulement que des éléments de français doivent figurer sur la façade. Et ces éléments de français peuvent être autres que des génériques ou des descriptifs », a expliqué le vice-président de la SNE, Guillaume Rousseau, par voie de communiqué.

« Il y a vraiment une lacune au Québec en ce qui concerne le respect de la loi 101. Il n'y a aucun flou pour les lois fiscales, les lois environnementales et autres auxquelles doivent se conformer les entreprises. Pourquoi y en aurait-il avec la loi qui porte sur la langue d'affichage? » se demande Étienne-Alexis Boucher.

« Il est peut-être encore temps d'apporter des changements positifs pour bonifier la loi », espère-t-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer