Aide à mourir: il faut respecter le protocole rappelle Barrette

De passage à Sherbrooke, le ministre de la... (Spectre Média, René Marquis)

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De passage à Sherbrooke, le ministre de la Santé Gaétan Barrette s'est fait clair au sujet de l'aide médicale à mourir et des transferts fédéraux.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a profité de son passage au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l'Estrie - Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CIUSSS de l'Estrie - CHUS) pour mettre les points sur les « i » dans différents dossiers, dont celui de l'aide médicale à mourir.

Cette semaine, un article publié dans Le Devoir faisait état de la souffrance d'une dame de 83 ans, Gisèle Pérusse Soyez, qui serait décédée plusieurs semaines après avoir réclamé l'aide médicale à mourir. Or, le ministre Barrette a assuré que cette information était tout à fait fausse.

« On a beaucoup reproché au réseau de ne pas avoir répondu à l'appel de cette personne-là. (...) Je n'ai pas fait une vérification, pas une double, mais une triple vérification pour être certain de vous informer de la chose suivante : la personne en question n'a jamais rempli de demande d'aide médicale à mourir », a-t-il déclaré lors d'un point de presse.

« Je tiens à vous dire une chose à tout le monde, et au public en particulier : jamais, une personne va se faire administrer l'aide médicale à mourir sans avoir rempli les documents nécessaires. (...) Ce n'est pas parce que ça se discute dans une chambre ou dans un couloir que l'aide médicale à mourir va être donnée. »

Transferts fédéraux

Interrogé au sujet de l'amélioration des soins à domicile, M. Barrette s'est lancé dans une nouvelle charge contre le gouvernement fédéral, qu'il accuse de n'avoir toujours pas haussé les transferts en santé au Québec.

« Le gouvernement fédéral s'est engagé à faire un transfert dans les provinces de trois milliards de dollars sur quatre ans. (...) Où est cet argent-là? Nulle part. J'invite la population a envoyé un petit courriel, un message texte, un tweet à leur député fédéral pour leur dire : regardez là, c'est parce que les soins à domicile au Québec, c'est important et on veut améliorer les choses, mais encore faut-il que les sommes d'argent soient au rendez-vous. »

« On sait que le gouvernement fédéral a convenu, il y a plusieurs années maintenant, du concept de fédéralisme asymétrique, qui veut dire qu'au Québec, on n'a pas à se faire dire comment dépenser l'argent. (...) Est-ce qu'il y a quelqu'un, au Canada, à Ottawa, quelque part dans l'espace, qui pense que les besoins de la société nord-américaine, du Québec en particulier, ne sont pas en soins à domicile? (...) Je comprends que le fédéral veut avoir le mérite d'avoir la paternité ou la maternité de la dépense, mais soyez adultes : faites-les transferts, et ne vous inquiétez pas, on va les dépenser à la bonne place. »

Le ministre s'est par ailleurs fait très élogieux à l'égard des soins à domicile prodigués par le CIUSSS de l'Estrie - CHUS aux patients souffrant de maladies pulmonaires obstructives, une innovation qu'il a qualifié de « bon coup ».

« C'est quelque chose qui devrait non seulement être reproduit, mais multiplié dans d'autres secteurs, a-t-il dit. Ici, en Estrie, vous avez fait quelque chose d'excellent pour le Québec, et probablement pour le Canada et même pour les États-Unis. »

Le ministre envisage le rationnement des bandelettes pour diabétiques

À la suite d'une recommandation de l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS), le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, dit considérer un rationnement des bandelettes dont les diabétiques se servent pour mesurer leur glycémie.

C'est que selon ce que rapportait Le Soleil vendredi, l'INESSS a constaté que les diabétiques feraient trop souvent un usage non optimal de ces bandelettes, ce qui entraînerait des coûts superflus pour le réseau de la santé.

L'Institut conseille donc de fixer un nombre maximal de bandelettes remboursées par le régime public d'assurance médicaments (RPAM) du Québec, une solution à laquelle ne s'est pas opposé le ministre Barrette lors de son passage à Sherbrooke.

« On a demandé un rapport à l'INESSS pour faire cette évaluation pour des raisons évidentes, a-t-il commenté. La raison évidente, c'est qu'au Québec, on a un budget à gérer, on a des besoins en santé qui sont en accroissement, on doit bien gérer un endroit pour dégager des sommes à un autre endroit. »

Le ministre a donné comme exemple « l'excellence gestion » au CIUSSS de l'Estrie - CHUS permettant une meilleure qualité de soins pour les patients atteints de maladies pulmonaires obstructives, ce qui diminue les séjours à l'urgence et les hospitalisations et réduit donc les coûts associés à ces conditions.

« Après avoir mis ça en place, ça me permet de mettre l'argent économisé ailleurs », a-t-il conclu en faisant allusion aux sommes qui pourraient être sauvées grâce au rationnement des bandelettes et être investies ailleurs, comme dans les soins à domicile.

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