Rectorat: Pierre Cossette dans la course

D'autres candidats potentiels comme Réjean Hébert et Bruno-Marie... (Archives, La Tribune)

Agrandir

D'autres candidats potentiels comme Réjean Hébert et Bruno-Marie Béchard Marinier réfléchissent à la possibilité de se lancer dans la course au rectorat de l'Université de Sherbrooke.

Archives, La Tribune

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Le doyen de la faculté de médecine et des sciences de la santé, Dr Pierre Cossette, sera candidat à la course au rectorat de l'Université de Sherbrooke. Alors que d'autres candidats potentiels comme Réjean Hébert et Bruno-Marie Béchard Marinier réfléchissent à cette possibilité, la décision du Dr Cossette est prise, a-t-il confirmé à La Tribune.

Le doyen de la faculté de médecine et... (Archives, La Tribune) - image 1.0

Agrandir

Le doyen de la faculté de médecine et des sciences de la santé, Pierre Cossette, confirme qu'il sera candidat dans la course au rectorat de l'Université de Sherbrooke.

Archives, La Tribune

Pierre Cossette est doyen de la FMSS depuis 2010. Son deuxième mandat, qui avait été renouvelé en 2014, doit se terminer en 2018.

« J'y réfléchissais depuis plusieurs mois, parce qu'on me posait souvent la question. Avant l'été, je disais qu'au retour des vacances, je déciderais (...) Pour moi, il y a une démarche à faire pour valider des idées, j'ai un paquet d'idées et de choses à proposer. Je me suis dit : allons-y! »

Dr Cossette, âgé de 48 ans, dit préférer se lancer à visage découvert plutôt que de laisser courir les rumeurs.

« À la faculté, les dernières années ont été assez fructueuses, mais le contexte universitaire a été très difficile en général avec les coupes budgétaires. On a espoir que le contexte va évoluer différemment. »

Quelles visées a-t-il pour l'UdeS?

« Il y a des besoins au niveau interne de mobilisation, de la gestion administrative de l'université au sujet de la répartition des budgets, il y a de l'organisation à faire à ce chapitre. Ça, c'est de la poutine, mais qui est essentielle à régler si on veut avancer. »

« Dans tout le domaine de l'interfacultaire et de l'interdisciplinarité, en enseignement et en recherche, on peut aller beaucoup plus loin. Il faut développer une vision collective, il y a des choses à proposer. On travaille déjà là-dessus, mais il faut se donner les moyens pour en faire davantage. Il y a des beaux projets à développer, mais ça va nécessiter plus de collaboration interfacultaire et plus d'interdisciplinarité », dit-il en soulignant qu'il s'agit de grands principes, mais qu'il détaillera aussi plus en détails certains projets.

« On a été tellement centré dans les dernières années dans les coupes budgétaires... Il faut se remettre à construire davantage. Quand je dis construire, c'est pas juste du béton. Il y a eu de super belles réalisations dans des facultés et on dirait qu'elles sont passées un peu sous le radar », dit-il en citant des initiatives en travail social, en administration et en médecine.

« On est mûr pour un élan. Ce qui est important, c'est de garder l'équilibre entre une vision à long terme et une gestion interne très rigoureuse et qui touche le terrain. »

Dr Cossette plaide pour un « positionnement public » un peu plus affirmé, afin d'expliquer aux gens ce que fait l'UdeS pour eux. « L'UdeS fait une énorme différence pour l'Estrie. »

Sa candidature n'est pas encore officiellement déposée parce que la période de mise en candidature n'est pas encore officiellement ouverte.

À travers ses fonctions de doyen, Dr Cossette pratique encore la médecine à temps partiel. Au cours de sa carrière, il a notamment été directeur du département de médecine au CHUS.

Récemment, l'ancien ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, également ancien doyen de la FMSS, confirmait qu'il réfléchissait sérieusement à la possibilité de se lancer dans la course. Ce dernier a travaillé pendant environ 30 ans à l'UdeS.

M. Hébert est actuellement professeur titulaire à l'Université de Montréal, mais il conserve de nombreux liens avec l'Estrie, dont sa résidence principale.

Il a indiqué qu'il annoncerait sa décision à la fin septembre ou au début octobre, au moment où l'institution doit faire connaître le profil de compétences de la personne recherchée et un rapport sur les besoins de la communauté universitaire.

Le deuxième mandat de la rectrice Luce Samoisette se terminera le 31 mai 2017. La personne qui lui succédera entrera en fonction le 1er juin 2017.

L'ancien recteur Bruno-Marie Béchard Marinier réfléchit aussi à l'idée de revenir reprendre les rênes de l'institution, qu'il a dirigée de 2001 à 2009. Il n'a cependant pas encore annoncé sa décision finale. Le nom du doyen de la faculté de droit, Sébastien Lebel-Grenier, a également circulé jusqu'ici.

La course au rectorat a officiellement été lancée ce printemps à l'UdeS, mais l'élection n'aura lieu qu'en mars prochain. Les candidatures retenues seront rendues publiques en février. Un collège électoral a été formé, de même que le comité de mise en candidature.

L'UdeS compte environ 7000 employés. L'institution dispose d'un budget de l'ordre de 392 millions $.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer