Exclusif

L'ex-maire Pierre Bastien a vu la mort de près

L'ex-maire d'Orford, Pierre Bastien, et sa conjointe, Lise... (Spectre Média, Jessica Garneau)

Agrandir

L'ex-maire d'Orford, Pierre Bastien, et sa conjointe, Lise Gauthier, se remettent lentement de leurs blessures. Le 17 juilllet dernier, leur voiture a heurté un orignal sur la route 220.

Spectre Média, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Orford) Les accidents de la route impliquant un chevreuil sont monnaie courante dans la région. Toutefois, il est plus rare de voir une voiture entrer en collision avec un orignal. L'ex-maire d'Orford, Pierre Bastien, et sa conjointe, Lise Gauthier, ont cependant vécu pareille mésaventure en juillet.

Les accidents de la route impliquant un chevreuil... (Spectre Média, Jessica Garneau) - image 1.0

Agrandir

Spectre Média, Jessica Garneau

Les conséquences auraient pu être funestes, mais les deux ont survécu. Ils s'efforcent maintenant de goûter le moment présent.

M. Bastien et sa conjointe sont allés rendre visite à des amis dans le secteur du lac Bowker le dimanche 17 juillet dernier. Ils étaient sur le chemin du retour quand leur auto a percuté un orignal.

« Il était environ 21 h. On était sur la route 220, quelque part entre la caserne des pompiers du Canton d'Orford et le dépanneur des Trois-Lacs. Je roulais à peu près à la limite permise et, en sortant d'une courbe, j'ai soudainement vu les pattes de l'animal. Ça a fait bang », raconte l'ex-maire d'Orford.

Après l'accident, Pierre Bastien s'aperçoit qu'il saigne abondamment à cause d'une blessure à la tête. Sa conjointe est davantage mal en point. L'ancien maire tente d'appeler les secours avec son cellulaire, mais il ne capte aucun signal.

« Heureusement, il y avait pas mal de circulation ce soir-là, note-t-il. Des gens super gentils sont venus nous aider et sont partis chercher les secours. Lise était à côté de moi et j'ai eu peur qu'elle meure là. C'est vraiment un mauvais souvenir! »

«Techniquement, ça veut dire que tu es mort quand tu heurtes un orignal.»


À l'hôpital, M. Bastien a simplement eu droit à une vingtaine de points de suture. Sa conjointe a cependant commencé un long combat quand elle est arrivée au centre hospitalier de Fleurimont, où on l'a rapidement plongé dans le coma afin de favoriser sa guérison. Elle présentait alors d'innombrables fractures au visage. Elle avait aussi des côtes et des vertèbres cassées.

Actuellement, Lise Gauthier marche avec une canne, mais tout laisse croire qu'elle retrouvera toutes ses capacités physiques dans un horizon de quelques mois. Les médecins ont également entrepris la reconstruction de son visage.

Lorsqu'elle parle de son séjour à l'hôpital, Mme Gauthier n'a que de bons mots pour le personnel hospitalier. « J'ai eu un excellent service de la part de tout le monde, des médecins jusqu'aux préposés aux bénéficiaires », assure-t-elle, ajoutant avoir par surcroît eu droit à un support constant de la part des membres de sa famille.

Frôler la mort

Le couple sait qu'il a été très chanceux. Il suffit de penser à l'accident qui a coûté la vie à Martin Chaput, un ancien animateur de radio, en 2007 pour s'en apercevoir. L'automobile dans laquelle celui-ci prenait place avait frappé un orignal à proximité de la sortie 115 de l'autoroute 10. Son décès avait été immédiat.

« Techniquement, ça veut dire que tu es mort quand tu heurtes un orignal. Mais, dans notre cas, c'est l'animal qui est mort. On a été chanceux, moi encore plus que ma conjointe », lance Pierre Bastien.

Incapable de se souvenir de la collision, Mme Gauthier qualifie de « stupide » l'accident dans lequel son conjoint et elle-même ont été impliqués. « On ne s'attend pas à ça. C'est dans des situations comme celle-là que tu te rends compte qu'on est fragile à tout point de vue. J'essaie aujourd'hui de profiter de chaque instant et de me concentrer le plus possible sur le positif. »

« On habite ici depuis 20 ans et j'avais déjà vu des orignaux trois fois dans notre secteur. On rencontre de plus des animaux régulièrement autour de la maison. Cela dit, j'avoue que je n'avais jamais véritablement intégré la vie animale jusque-là. Je crois désormais qu'il faut davantage tenir compte de son existence », confie M. Bastien.

Ce dernier estime qu'il serait intéressant que les Québécois réfléchissent sérieusement au danger que représentent les orignaux. Il souligne qu'au Nouveau-Brunswick, par exemple, on retrouve de longues clôtures en bordure de certaines routes pour empêcher les collisions semblables.

Lise Gauthier suggère l'ajout de pancartes bien visibles pour prévenir les automobilistes de la présence possible d'orignaux à des endroits précis. Son conjoint propose pour sa part la création de traverses spécialement pour ces animaux.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer