La petite histoire de #Sherbylove

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Catherine Lefebvre était en plein roadtrip lorsque son amie Clara et elle ont inventé le désormais très connu mot-clic #Sherbylove

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(Sherbrooke) L'utilisation du mot-clic #Sherbylove sur la nouvelle murale au centre-ville de Sherbrooke a pris par surprise celle qui est à l'origine de cette expression aujourd'hui largement utilisée. Catherine Lefebvre, nutritionniste et collaboratrice pour divers médias, établie à Montréal, ne se serait jamais attendue à voir l'expression immortalisée de la sorte.

Elle dit comprendre le débat linguistique entourant le néologisme, mais ne s'en offusque pas.

La nouvelle murale, située sur la rue Wellington Nord, comporte un énorme coeur au-dessus duquel est écrit #Sherbylove.

« En 2011, pour ma fête, deux amies m'avaient organisé un roadtrip surprise. Tourisme Cantons-de-l'Est et Danny St Pierre étaient dans le coup. J'avais suggéré que nous nous créions un mot-clic pour la fin de semaine, mais comme je ne savais pas où nous allions, je pouvais difficilement arriver avec une suggestion. En arrivant à Sherbrooke, je pense que c'est mon amie Clara qui a lancé le mot comme ça. Je ne me doutais pas que cinq ans plus tard, ça deviendrait aussi gros », raconte Mme Lefebvre.

« C'est bête comme ça! » ajoute-t-elle.

Cette fin de semaine là, Catherine Lefebvre était tombée amoureuse d'un Sherbrookois. « L'expression prenait tout son sens. »

Et le mot-clic est resté, jusqu'à être repris près de 14 000 fois sur Instagram et plus de 90 000 fois sur Facebook. « Il n'y avait pourtant aucune intention derrière ça. Il ne faut pas le prendre trop au sérieux. J'ai trouvé ça très drôle que des gens le reprennent, et tant mieux si ça peut entraîner autant de conversations. »

Catherine Lefebvre y voit même une bonne nouvelle pour Sherbrooke, qui dispose d'un mot-clic populaire sur les réseaux sociaux. « Moi, quand je visite une nouvelle ville, je consulte le mot-clic de l'endroit et je découvre des endroits que je n'aurais pas vus autrement. Montréal a son #mtlmoments et l'Outaouais a #outaouaisfun. D'un point de vue touristique, c'est important pour une ville d'avoir un mot-clic. Si ça peut faire ça pour Sherbrooke, je suis super contente. »

Mais voilà, sur ces mêmes médias sociaux qui ont propulsé le mot-clic dans l'oeil du public, des Sherbrookois se plaignent de la consonance anglaise de #Sherbylove. « Je comprends que des gens puissent être un peu choqués. Il est vrai que je n'utiliserais pas un mot en anglais dans un texte si l'équivalent existe en français. Mais dans ce cas-ci, je trouve ça anodin. Il y a des mots, comme love, qui se promènent d'une langue à l'autre. »

Quoi qu'il en soit, Catherine Lefebvre se promet de repasser par Sherbrooke pour voir la nouvelle murale et, qui sait, peut-être pour se faire photographier avec elle.

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