Une conclusion satisfaisante pour Luc Fortin

Le député de Sherbrooke et ministre de la... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Le député de Sherbrooke et ministre de la Culture et des Communications Luc Fortin présidait lundi la dernière journée de consultation publique pour le renouvellement de la politique culturelle du Québec. Il est entouré de Sylvie Gamache et de Gabriel Bran Lopez, membres du comité-conseil, et de Danielle Dubé, chargée de mission. Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny (de dos) a présenté le mémoire de l'Union des municipalités du Québec, dont il est le président.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) Il y a eu beaucoup de termes techniques lundi lors de la dernière journée de consultation publique pour le renouvellement de la politique culturelle du Québec : mutualisation des services, coconstruction avec l'apport des régions, etc. Mais aussi (et heureusement), plusieurs témoignages concrets de ce qui marche... et de ce qui ne marche pas actuellement en culture au Québec.

Une dernière journée satisfaisante pour le député de Sherbrooke et ministre de la Culture et des Communications Luc Fortin, tant pour la forte mobilisation estrienne que la qualité des interventions.

« Je suis extrêmement fier de l'Estrie. Nous avons même eu notre première personne du réseau de la santé à venir témoigner! »

En l'occurrence Mario Morand, conseiller à la direction générale du CIUSSS de l'Estrie - CHUS, également président du Symposium des arts de Danville, souhaitant un meilleur soutien aux initiatives qui émergent des communautés... et un peu de souplesse dans l'application des règles.

« Lorsqu'on veut peindre un trompe-l'oeil sur un mur, on nous répond que la peinture doit être ignifuge. »

Maintenant que les consultations sont terminées, un automne de réflexion et de rédaction s'amorce dans ce dossier, avant l'obligatoire étape de la commission parlementaire, indique le ministre Fortin, qui espère que la nouvelle politique culturelle du Québec (l'ancienne datait de 1992) sera prête en 2017. Un total de 440 mémoires ont été déposés et près de 3000 personnes ont répondu au sondage web des consultations.

« Un des points qui ressort autant en Estrie qu'ailleurs, c'est le maillage entre éducation et culture. Pas seulement pour la valeur de la culture comme outil pédagogique : cet investissement est le meilleur geste qu'on peut faire pour ceux qui seront les spectateurs de demain. La souplesse et la participation des régions au développement de l'identité culturelle sont d'autres points fréquemment soulevés. »

Une douzaine d'organismes ont présenté leur mémoire au ministre lundi. Ils ont été suivis par une dizaine de témoignages, certains à titre individuel, d'autres au nom d'organismes culturels.

Luc Fortin est conscient que certains intervenants avaient tendance à prêcher pour leur paroisse. « Cela va de soi : les gens partent de leur propre expérience, même s'il s'agit d'une réflexion générale. Par contre, leurs témoignages nous apportent des exemples concrets, qui nous permettent de prendre le pouls du terrain, ce qui sera très utile au moment d'élaborer un plan d'action. »

Territoires difficiles

Telle l'intervention de Pierre Bail, président du Centre d'interprétation de l'ardoise de Richmond, qui s'est servi de son organisme, lequel vient de perdre sa subvention de fonctionnement de 25 000 $ par année, pour rappeler que plusieurs petites communautés n'arriveront pas à soutenir la vie culturelle sans un appui public substantiel.

« Il y a des territoires difficiles, tout simplement parce que leur taille est trop petite ou qu'il n'y pas de sensibilité municipale. Au bout de deux ou trois ans, les bénévoles s'épuisent. Il faut des mesures d'aide plus structurantes. »

Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny, qui intervenait en tant que président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), a aussi soulevé ce point, en plus d'insister sur la protection du patrimoine religieux, les bâtiments patrimoniaux et les ententes triennales pour le financement de projets. Ces dernières ont, depuis deux ans, du « sable de l'engrenage » même si elles ont fait leurs preuves, a appuyé la conseillère municipale Chantal L'Espérance pour la Ville de Sherbrooke.

« Depuis deux ans, nous n'arrivons pas à signer d'entente pour plus d'une ou deux années. Il faudrait aussi à nouveau inclure le volet résidentiel dans le programme de préservation des bâtiments patrimoniaux, car ceux-ci sont désormais perçus comme une contrainte. »

« Les conseils de fabrique se tournent aussi tout naturellement vers les municipalités au moment de préserver une église. Mais est-ce leur seule responsabilité ou celle-ci ne devrait-elle pas être partagée? »

Le Conseil de la culture de l'Estrie a aussi remis en question la nécessité pour les artistes en région de se créer une compagnie pour obtenir du financement, tandis que l'Université de Sherbrooke a insisté sur le renforcement du maillon « diffusion » de la chaîne culturelle.

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