Plus d'espace, plus de visiteurs

La directrice du MBAS, Cécile Gélinas, estime que... (Spectre Média, Maxime Picard)

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La directrice du MBAS, Cécile Gélinas, estime que l'agrandissement de l'institution contribuerait à son rayonnement. «Il y a toujours des touristes qui viennent pour voir le musée, mais de plus en plus, les gens cherchent quelque chose d'envergure», fait-elle remarquer.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) L'un des défis du MBAS demeure d'attirer davantage la clientèle sherbrookoise. « L'achalandage stagne depuis quelques années à environ 10 000 visiteurs. Même avec la présentation de grosses expositions, les blockbusters, on se maintient, signale la directrice Cécile Gélinas. Notre grande difficulté repose dans notre incapacité à faire de grandes campagnes publicitaires. Nous n'avons pas les moyens. Parce que ce n'est pas la pertinence de la programmation qui fait défaut. »

Et pour attirer une plus grande clientèle, il faudra nécessairement agrandir. « C'est difficile de faire entrer de nouvelles personnes. Il y a toujours des touristes qui viennent pour voir le musée, mais de plus en plus, les gens cherchent quelque chose d'envergure. Ils visitent plus les expositions que les musées eux-mêmes. Nous sommes limités dans nos expositions puisque notre salle ne fait que 200 mètres carrés. On peut difficilement faire une exposition rétrospective de la carrière d'un artiste dans 200 mètres carrés. »

Le MBAS présente huit expositions chaque année en navigant entre le classique, l'historique et le contemporain. « Notre mandat est de mettre en valeur les artistes de la région. Pour essayer de défoncer les frontières, par respect pour ces artistes-là, il nous faut plus d'espace. »

Hausse du financement

Tenir les cordons du budget d'un musée représente tout un défi, selon Cécile Gélinas. Les investissements supplémentaires dans les institutions muséales annoncées par le ministre de la Culture et des Communications Luc Fortin, au début du mois d'août, sont donc accueillis favorablement.

En Estrie, l'aide financière d'ici 2019 atteint 3,2 M$ pour six musées, ce qui constitue un investissement supplémentaire de 45 222 $. Le Musée des beaux-arts touchera donc 626 017 $ d'ici 2019.

« Ce ne sont pas des montants énormes, mais ils font la différence dans nos institutions. Les hausses de financement dans nos institutions sont rarissimes », applaudit Mme Gélinas, mentionnant que le musée recevra 195 000 $ pour l'année en cours.

« Peu importe la hausse, nous sommes toujours heureux. Nous avons maintenant une entente triennale qui prévoit une augmentation du financement. Nous n'avons jamais connu ça en 30 ans. C'est quelque chose que nous demandions depuis longtemps. Nous recevrons 207 000 $ l'an prochain et 225 000 $ la troisième année. C'est certain qu'il y a toujours de la place à l'amélioration, mais nous recevions le même montant depuis 2007. La hausse précédente remontait à 1994. C'est rare qu'on bonifie l'aide au fonctionnement. »

L'aide gouvernementale contribue ainsi à assumer le salaire des employés, à l'organisation des expositions, au versement des redevances pour les artistes. « En énergie seulement, il faut dépenser plus de 100 000 $ par année. La contribution du gouvernement du Québec équivaut à un peu moins de 30 % de notre budget de fonctionnement. Le reste vient de la Ville, de nos projets spéciaux, de donateurs, de collectes de fonds et des revenus liés aux billets à l'entrée. Il faut faire une gestion hyper serrée et ça prend le soutien de la communauté, qui est assez extraordinaire. »

Un circuit de photos autour du lac des Nations

Un projet de circuit de photos autour du lac des Nations pourrait voir le jour en 2017. Imaginé par quatre photographes, le concept est soutenu par le Musée des beaux-arts de Sherbrooke (MBAS).

Cécile Gélinas, directrice du MBAS, ne veut surtout pas prendre le crédit pour une initiative qui relève du privé. « Ce sont les photographes qui ont bâti ce projet-là. Ils nous ont demandé si nous pouvions les appuyer et travailler avec eux. Dans le projet initial, nous avions ciblé six endroits pour des structures permanentes. Présentement, nous sommes plutôt à trois, mais il n'y a rien de confirmé. »

Les photos pourraient alors être exposées près de l'Hôtel Times, dans le secteur de la Halte Jacques-Martin, près des rues Vanier et de l'Esplanade, et au parc Jacques-Cartier, entre le pavillon Armand-Nadeau et le monument consacré aux scouts. C'est Destination Sherbrooke et la Ville de Sherbrooke qui assureraient la construction des structures permanentes selon Mme Gélinas. Destination Sherbrooke avait d'ailleurs accordé une subvention de 6500 $ au projet par l'entremise du Fonds de développement récréotouristique.

La concrétisation du circuit n'étant pas jugée réaliste pour 2016, la subvention a été reportée à 2017.

L'exposition présentée pourra être appelée à changer deux ou trois fois par année. « Ce que nous trouvons intéressant de ce projet, c'est que nos espaces au musée sont restreints. Il s'agit donc d'une belle occasion d'occuper la place publique et de faire découvrir l'art. C'est un complément à notre programmation. Ce n'est pas un projet extravagant et c'est loin d'être irréalisable. Les Sherbrookois se sont approprié le tour du lac. Je souhaite qu'ils s'approprient aussi le circuit de photos. »

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