Le Musée des beaux-arts rêve d'un agrandissement

L'agrandissement du Musée des beaux-arts de Sherbrooke permettrait... (Photo fournie Espace Vital Architecture)

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L'agrandissement du Musée des beaux-arts de Sherbrooke permettrait d'aménager de nouvelles salles d'exposition, des salles éducatives et un café avec vue sur la gorge de la rivère Magog.

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(Sherbrooke) Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke est à l'étroit depuis plusieurs années. Faute d'espace, il doit imposer un moratoire sur l'acquisition de nouvelles oeuvres et peut difficilement répondre à la demande de tous les groupes scolaires qui souhaitent le visiter.

Un projet d'agrandissement accompagné des résultats d'une étude de faisabilité a été déposé au ministère de la Culture et des Communications en décembre 2014. Une campagne de financement visant à amasser 5 M$ devrait être lancée en janvier 2017 pour mener à bien le projet.

L'agrandissement projeté permettrait de conserver le bâtiment actuel et d'ajouter une annexe à l'architecture contemporaine où logeraient deux immenses salles d'exposition, des espaces éducatifs et un café offrant une vue sur la gorge de la rivière Magog. L'ensemble du projet est évalué à 16 M$ avant les taxes et devra être l'objet de financement public et privé.

« Nous avons 5500 oeuvres dans nos espaces de réserve. Ça fait longtemps que nous n'avons plus de place. C'était notre première préoccupation. Mais nos espaces éducatifs ne nous permettent pas d'accueillir plus d'un groupe à la fois. Nous ne pouvons donc pas accueillir tous les groupes qui le demandent. Nous avons aussi des besoins à l'accueil, où il nous faut offrir des vestiaires et des aires de repos. « Nous collectionnons les oeuvres des artistes de la région, mais nous n'avons plus de place. Nous ne voulons pas sacrifier une génération d'artistes qui n'aura pas d'oeuvres dans les musées parce que nous n'avons pas pu les ajouter à nos collections. Notre mission est de conserver notre patrimoine et nous ne pouvons pas confier cette tâche à une autre région », lance Cécile Gélinas, directrice du MBAS.

À l'étroit

Le bâtiment actuel ne répond donc plus aux besoins du MBAS. « Nos espaces sont très beaux, mais ils sont très contraignants. Les grandes fenêtres conviennent bien pour des sculptures, mais nous ne pouvons pas exposer d'oeuvres fragiles. Nous ne pouvons rien accrocher au plafond et nous ne pouvons bouger aucun mur, donc nous sommes forcés de présenter le même type d'exposition chaque fois. Nous avons utilisé tout ce que nous pouvions utiliser. Il faut nous donner d'autres outils, d'autres espaces pour nous réaliser pleinement. »

Le projet du MBAS tient compte de l'architecture de l'édifice que le musée occupe déjà. « Nous sommes capables de faire une annexe sans toucher au bâtiment actuel. Nous pourrions donc rester au centre-ville. Nos coûts seront moindres si nos réserves sont au même endroit. Le nouveau bâtiment nous donnerait une vue spectaculaire sur la rivière Magog. Le musée serait bien positionné. On le verrait bien quand on circule au centre-ville. Il serait intrigant et reflèterait la vision du musée, qui a une approche à la fois classique et contemporaine. »

Mais voilà, si l'agrandissement enchante ceux qui gravitent autour du projet, il faudra nécessairement convaincre des investisseurs de donner. « Tout le monde est enthousiaste, mais nous ne pouvons pas y arriver tout seuls. Certains trouveront que c'est ambitieux, mais nous connaissons l'impact des musées des beaux-arts dans le monde. Quand une ville a un musée des beaux-arts au goût du jour, ça change la dynamique, son positionnement régional. Il y a un impact majeur sur la fréquentation touristique, mais aussi sur la fréquentation muséale de la population locale. »

Cécile Gélinas convient que l'aide financière pour des immobilisations se fait rare. Elle place néanmoins beaucoup d'espoir dans la campagne de financement de 2017, qui s'adressera dans un premier temps aux grandes entreprises. « Nous avons déjà des ententes et des promesses de dons. »

Dans un monde idéal, l'agrandissement, ou à tout le moins l'étape des plans et devis, serait lancé en 2018. Les travaux nécessiteraient entre 16 et 18 mois. « J'aimerais au moins avoir une lettre d'entente avec le ministère de la Culture en 2017. Nous pourrions nous en servir comme levier auprès du gouvernement fédéral », ajoute Mme Gélinas, qui n'hésite pas à qualifier le projet comme l'un des plus grands projets muséaux en développement au Québec.

Aucune demande officielle de financement n'a encore été déposée à la Ville de Sherbrooke.

Le Musée des beaux-arts de Sherbrooke a été fondé en 1982 et est devenu le principal intervenant sur le plan de la conservation et de la diffusion des arts visuels dans les Cantons-de-l'Est. Il s'est installé dans l'ancien siège social de l'Eastern Townships Bank au centre-ville en 1996.

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