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Personnes trans: encore du travail à faire

Assignée Garçon est une bande dessinée en ligne... (Extrait de la BD)

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Assignée Garçon est une bande dessinée en ligne à propos d'une fillette transgenre.

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(Sherbrooke) On a beau entendre de plus en plus parler de la réalité des personnes trans, le travail qu'il reste à faire est grand, très grand, pour combattre les préjugés. Bédéiste et conférencière trans, Sophie Labelle trace un parallèle avec le sort des homosexuels dans les années 1980. La créatrice d'Assignée Garçon, une bande dessinée en ligne à propos d'une fillette transgenre, s'arrêtera à Sherbrooke, samedi, à titre d'invitée de Fière la fête : La célébration de la diversité sexuelle en Estrie.

L'auteure, bédéiste et conférencière trans, Sophie Labelle ... (Photo fournie) - image 1.0

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L'auteure, bédéiste et conférencière trans, Sophie Labelle 

Photo fournie

« Si on pense aux personnes trans dans les années 1970-1980, où on voyait l'homosexualité comme une maladie, on est encore là dans le mouvement trans », estime-t-elle.

L'agenda de la Montréalaise peut donner le vertige : ses conférences s'enchaînent un peu partout dans le monde.

« Je m'inspire beaucoup de mon activisme. J'ai beaucoup travaillé avec les jeunes trans. Avec la visibilité de ma BD, je suis appelée à rencontrer beaucoup de gens. C'est mon activisme, les choses que je vois », dit-elle à propos de sa bande dessinée, en soulignant que son public principal, ce sont les personnes trans.

« La plupart des objets culturels qui existent ont souvent une portée plus éducative. Le but, c'était d'avoir quelque chose par nous, pour nous », lance-t-elle en soulignant qu'elle voulait mettre une touche d'humour avec sa bande dessinée.

Oui, on entend de plus en plus parler des personnes trans, mais le discours est très souvent axé sur le côté technique du sujet, comme l'aspect médical lié à la transition, fait-elle remarquer.

Y a-t-il des pays qui se démarquent positivement face aux droits des personnes trans ou aux mesures pour leur faciliter la vie? « Ce serait difficile pour moi de comparer. Souvent, je suis très surprise, au contact de différents activistes, de voir à quel point certains pays qu'on croirait avancés sur la question sont très en retard... On a fait de belles avancées au Québec et au Canada; ce n'est pas le cas de toutes les provinces et de tous les territoires. » Et puis, dit-elle, il est difficile de comparer, tellement plusieurs éléments entrent en ligne de compte. « C'est toujours très subjectif. »

« Dans mes conférences, je parle beaucoup de mon expérience, de grandir trans, et de mon expérience à travers ma pratique artistique. Puisque mon public est souvent des personnes trans, ça se veut un outil d'empowerment, de développer un discours positif. »

À ses yeux, l'arrivée des médias sociaux a des retombées positives, puisque ceux-ci permettent le regroupement des personnes trans. Il a toujours été difficile pour ces personnes de se regrouper parce qu'il s'agit de personnes marginalisées, explique-t-elle.

Sophie Labelle prendra part à une entrevue publique, ce samedi 14 h, sous un chapiteau situé au Marché de la gare de Sherbrooke. L'activité est gratuite, comme le reste de la programmation. L'événement commence dès 11 h au Marché de la gare. Des kiosques, jeux gonflables et DJ sont prévus. Nouveauté cette année, un défilé aura lieu à 16 h; le départ se fera du site de l'événement.

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