La FEUS veut financer le maintien du service de navette

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La Fédération des étudiants de l'Université de Sherbrooke a choisi de maintenir le service de navette pour les étudiants fêtards vers le centre-ville, malgré le retrait de la contribution financière de l'UdeS.

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(Sherbrooke) La navette pour les étudiants fêtards de l'Université de Sherbrooke a poursuivi ses activités tout l'été et continuera de transporter les jeunes éméchés vers le centre-ville les jeudis soir, lors d'activités sociales. La Fédération des étudiants de l'Université de Sherbrooke (FEUS) a choisi de maintenir le service de navette malgré le retrait de la contribution financière de l'institution.

À la fin de la session d'hiver, la FEUS disait réfléchir aux moyens d'assumer les 60 000 $ nécessaires annuellement pour le coût de la navette et des agents de sécurité qui y sont attitrés. La présidente de la FEUS, Annie Marier, confirme que les étudiants seront les seuls à financer ladite navette.

« Nous organiserons des activités de financement. Demain (ce soir), il y aura un 5 à 11 organisé par la FEUS et l'ensemble des profits ira au financement de la navette », mentionne Mme Marier.

Les autres activités sociales, organisées par les associations étudiantes, servent déjà à accumuler des fonds pour la tenue de bals de finissant ou pour financer des activités caritatives. « La FEUS organisait déjà des activités, mais elle le faisait à coûts nuls. Maintenant, nous tentons de dégager des profits pour la navette. »

Le principe de l'utilisateur-payeur avait déjà été écarté puisque les coûts par individu seraient trop élevés. « Les gens nous disent qu'ils veulent une navette, mais les statistiques d'utilisation sont vraiment minuscules. Cet été par exemple, il y avait à peu près 30 utilisateurs pour des activités qui regroupaient 1000 personnes. Pour les sessions d'automne et d'hiver, ce sont entre 70 et 100 personnes qui prennent la navette chaque semaine. »

La dépense est-elle justifiée ? « C'est ce que nous surveillons. Nous nous demandons si les navettes améliorent vraiment la situation ou si ce sont les chauffeurs qui ont une plus grande tolérance. »

La présence d'une navette était devenue nécessaire en 2014 justement à la suite des demandes des chauffeurs de la Société de transport de Sherbrooke, qui déploraient le grabuge dans leurs véhicules. Pour des questions de sécurité, certains chauffeurs avaient même dû immobiliser leur véhicule en bordure de rue en raison des débordements provoqués par les étudiants ivres.

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