Multiplier les rencontres entre les communautés

Samedi, Michèle Vatz Laaroussi et les douze autres... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Samedi, Michèle Vatz Laaroussi et les douze autres membres du conseil d'administration de Rencontre interculturelle des familles de l'Estrie (RIFE) étaient réunis en assemblée générale pour revenir sur la dernière année et planifier les projets à venir de l'organisme.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Après avoir organisé l'exposition QuébécoisEs, musulmanEs... et après?, un forum sur l'arrivée des réfugiés syriens à Sherbrooke et un autre contre le racisme et les discriminations, l'organisme Rencontre interculturelle des familles de l'Estrie (RIFE) vise cette année à poursuivre la création de rapprochements entre les différentes communautés de la région tout en s'attaquant à un sujet qu'il considère comme peu abordé : la santé mentale.

Les membres de Rencontre interculturelle des familles de l'Estrie étaient réunis samedi en assemblée générale afin de dresser un bilan des douze derniers mois et de discuter de leurs projets futurs. Si l'année 2015-2016 a été chargée en activités - l'organisme estime en avoir tenu au moins une par mois, rejoignant entre 50 et 120 personnes chaque fois -, celle à venir risque de l'être tout autant selon Michèle Vatz Laaroussi, membre du conseil d'administration.

« RIFE, c'est un organisme qui existe depuis 24 ans au Québec, à Sherbrooke, explique-t-elle d'entrée de jeu. On essaie de favoriser les rencontres entre les familles de toutes origines et de toutes religions, et aussi de lutter contre le racisme à travers différentes activités. »

« Cette année, on souhaite continuer à travailler beaucoup sur nos réseaux et nos collaborations avec les organismes interculturels, mais aussi avec les autres types d'organismes, pour transporter l'interculturel avec nous dans toutes les sphères de la société à Sherbrooke. On veut aussi continuer à s'attaquer aux préjugés contre les musulmans, parce que ça nous paraît important. »

Mme Vatz Laaroussi indique que les membres ont mentionné vouloir organiser certaines activités pour soutenir les personnes souffrant de problèmes de santé mentale et les aiguiller vers les bonnes ressources. Selon la docteure en psychologie interculturelle et professeure de travail social à l'Université de Sherbrooke, la santé mentale chez les immigrants est un sujet rarement traité.

« Pourtant, il est extrêmement important, parce que ces gens-là vivent des choses difficiles et peuvent avoir des difficultés à un moment donné, mais ils ne connaissent pas nécessairement les organismes qui peuvent les aider, et les organismes ne les connaissent pas non plus », note-t-elle.

Parmi les autres activités à venir, on compte une cuisine collective multiethnique le 8 octobre prochain et une causerie autour des violences conjugales et familiales en collaboration avec le service d'hébergement pour femmes violentées La Méridienne, dont la date reste à déterminer.

L'organisme a terminé son assemblée générale en élisant un nouveau conseil d'administration, composé de treize membres de diverses origines : marocaine, argentine, serbe, française, belge... et québécoise!

« Trois des treize membres sont des Québécois natifs de la région, dont une nouvelle personne, mentionne Michèle Vatz Laaroussi. On est contents de l'accueillir parce que ça fait partie de nos objectifs, d'intégrer des gens d'un peu partout, mais d'ici aussi. »

Les postes attribués à chacun seront déterminés lundi soir lors d'une réunion du conseil.

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