Le Ministère étudie toujours le dossier de Conteneurs Rock Forest

Abandonné depuis 2013, le site de Conteneurs Rock... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Abandonné depuis 2013, le site de Conteneurs Rock Forest a fait l'objet d'une opération nettoyage de la part du ministère de l'Environnement. Une opération qui aura coûté 5,5 M $ aux contribuables et pour laquelle le Ministère a inscrit une hypothèque légale contre l'entreprise dans le but de récupérer les frais encourus.

Spectre Média, Maxime Picard

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(Sherbrooke) Quatre ans après le début des procédures entreprises contre Conteneurs Rock Forest (CRF), le dossier est toujours « à l'étude » au ministère de Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDECC).

Le Ministère confirme que les trois phases de nettoyage du terrain, situé en bordure du boulevard Bourque, ont été complétées en novembre 2014, mais que les rapports d'analyse décrivant le contenu des matières retirées ainsi que le degré de contamination du site font encore l'objet d'analyse auprès des responsables.

« Les rapports sont présentement à l'étude par le ministère. Suivant l'évaluation et les conclusions des rapports, le ministère évaluera les suites à donner au dossier », indique Geneviève Lebel, coordonnatrice aux relations avec les médias.

Le Ministère confirme également que les coûts reliés aux trois phases de caractérisation se sont élevés à 5,5 M$ et qu'une « hypothèque légale a été inscrite sur la propriété afin de récupérer les coûts de nettoyage. »

Au moment d'entreprendre les travaux de nettoyage, on estimait à 43 000 tonnes le volume de matières résiduelles à traiter. On devait essentiellement y retrouver du bois, du plastique, du béton et beaucoup de bardeaux d'asphalte, indiquait le Ministère à l'époque.

Les démêlés entre Conteneurs Rock Forest et le ministère de l'Environnement remontent à juillet 2012 lorsque le Ministère a imposé un moratoire à l'entreprise qui n'arrivait plus à valoriser les matières résiduelles dans les délais prévus par la loi. Un an plus tard, le Ministère lui révoquait son certificat d'autorisation. Depuis, le site de l'entreprise est abandonné et une partie des équipements et des activités de CRF a été rachetée par Sani-Estrie.

Un propriétaire « invisible »

Selon ce que La Tribune a pu constater en se rendant sur place, aucune activité n'a eu lieu sur le site depuis belle lurette, compte tenu du couvert végétal qui recouvre une partie des voies d'accès.

Chez Sani Estrie, qui occupe des locaux sur un terrain adjacent, un employé nous a indiqué qu'aucun mouvement n'a été observé sur le terrain depuis que le Ministère a exécuté les travaux de nettoyage.

Quant au propriétaire de Conteneurs Rock Forest, Sébastien Labrecque, il serait toujours « invisible », selon ce même employé, qui a requis l'anonymat.

« Tout ce qu'on sait de lui, c'est qu'il se promène entre la République dominicaine et ici. Du moins, si on se fie à sa page Facebook. », a-t-il précisé.

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