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Brûlée par son coussin gonflable : Transports Canada ouvre une enquête

Chanelle Champagne a été brûlée au visage et... (Archives La Tribune, René Marquis)

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Chanelle Champagne a été brûlée au visage et au cou lors du déploiement du coussin gonflable de sa voiture.

Archives La Tribune, René Marquis

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(Sherbrooke) Chanelle Champagne, cette Sherbrookoise de 19 ans brûlée par le coussin gonflable de sa voiture alors qu'elle était stationnée, et sa mère, Vicky Richard, pourrait enfin connaître la cause de ce mystérieux déploiement puisque Transports Canada fera enquête dans cette affaire.

« Je suis contente, parce qu'un moment donné, il faut qu'il y ait quelque chose qui bouge. (...) On sait que des fois, les grosses compagnies aiment bien se laver les mains de ce genre de situations, mais s'ils sont en faute, ils doivent prendre leur responsabilité », soutient Mme Richard.

Rappelons que le 7 mai dernier, Chanelle Champagne tournait les clés dans le contact de sa Golf Cabriolet 1997 lorsque le coussin gonflable du côté de la conductrice s'est soudainement déployé, lui causant des brûlures au visage, au cou, à l'épaule et à la main ainsi qu'une entorse cervicale.

Depuis, la seule explication fournie par Volkswagen Canada à la mère de la jeune femme est que puisqu'un démarreur à distance et une radio ont été installés dans la voiture après son achat, la défectuosité du coussin gonflable ne pourrait être attribuable au fabricant. Mais Vicky Richard demeure persuadée que cette conclusion est erronée, et se réjouit donc de l'intervention de Transports Canada.

Selon le Journal de Montréal, l'organisation gouvernementale tentera de déterminer ce qui a pu entraîner le déploiement du coussin gonflable. Si un défaut de sécurité est découvert, le Ministère contactera le constructeur afin qu'il émette un avis de rappel.

« Je pense que c'est une bonne solution », affirme la mère de la jeune victime.

Pétition

S'il s'agit de la première fois que Transports Canada est informé d'un tel problème concernant une Golf Cabriolet, Chanelle Champagne est loin d'être la première victime d'un coussin gonflable défectueux au pays.

Nancy Leblond avait 21 ans, en 1995, lorsque le véhicule de location dans lequel elle était passagère a dérapé sur une chaussée enneigée à Montréal pour aller heurter un autre véhicule stationné. À l'impact, le coussin gonflable devant elle s'est déployé et les gaz chimiques qu'il contenait se sont infiltrés dans ses narines et ont aspergé son visage, la brûlant au deuxième degré.

Vingt ans plus tard, souffrant toujours des conséquences de ces blessures, qui l'obligent notamment à ingérer près de 1000 comprimés par mois pour soulager sa douleur, Mme Leblond a lancé une pétition afin de permettre aux victimes de vices de fabrication de poursuivre le constructeur.

« Moi, je voulais poursuivre GM, mais le problème, c'est que depuis 1978, la loi au Québec ne permet plus de porter des accusations contre une compagnie automobile pour recevoir des dédommagements, déplore-t-elle. On est la seule place où c'est comme ça dans le monde entier. »

Afin de modifier cette situation, Nancy Leblond a d'abord lancé sa pétition sur le site Web de la fondation qu'elle a créée en son nom. Elle travaille aujourd'hui à la rendre conforme aux normes de l'Assemblée nationale pour pouvoir l'y déposer.

« Ça fait quand même vingt ans que je me bats, que je frappe à toutes les portes, alors j'espère qu'on va enfin pouvoir faire changer les choses », dit-elle.

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