Un coup de fil salutaire de la CSRS

Après avoir connu un parcours scolaire propice au... (Spectre Média, René Marquis)

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Après avoir connu un parcours scolaire propice au décrochage, Félix Lambert et Mélanie Larochelle ont témoigné de l'importance de rester à l'école, malgré les difficultés qu'ils ont pu rencontrer. Ils ont livré leur témoignage lors du lancement de la 8e campagne « Reste à l'école » de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) Rester à l'école ou abandonner? C'est la question que se posent beaucoup d'élèves en difficulté à l'approche de la rentrée scolaire. Sachant que l'été représente pour beaucoup d'élèves une période charnière entre « s'accrocher et décrocher », la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) revient à la charge cette année avec sa campagne « Reste à l'école » qui vise à valoriser la poursuite des études auprès des jeunes de 3e à 5e secondaire.

Au cours des prochaines semaines, les élèves ciblés dans le cadre de cette campagne recevront un appel les invitant à se réinscrire à l'école. Des messages sur Facebook, YouTube et Instagram, des panneaux publicitaires et une page web feront aussi partie de la panoplie de moyens qui seront déployés pour rejoindre les décrocheurs potentiels.

Depuis le lancement de cette campagne, en 2009, plus de 87 % des élèves ciblés et contactés par téléphone décident de se réinscrire à l'école, a indiqué Gilles Normand, président de la CSRS.

Vendredi, lors du lancement de la campagne tenu à l'école Le Goéland, plusieurs élèves ont témoigné du fait que le secondaire représente en effet une période critique quant au choix de poursuivre ou non ses études.

Fraîchement diplômé de l'école du Triolet, Félix Lambert était fier d'annoncer qu'il fera son entrée au Centre professionnel 24-Juin, ce qui lui permet d'envisager l'avenir avec plus d'optimisme qu'à son entrée au secondaire.

« Au secondaire, raconte-t-il, j'étais souvent sur le party, j'aimais avoir du fun. Je ne me sentais pas bien dans le système scolaire où tu dois toujours être assis et écouter... » Jusqu'au jour, dit-il, où « j'ai compris que j'aimais beaucoup travailler avec mes mains. Le cheminement professionnel lui a permis d'apprécier l'école et de persévérer, a-t-il ajouté.

« C'est vrai que le secondaire est une étape difficile, mais c'est une étape nécessaire. Lorsque tu es dedans, tu ne le réalises pas. Mais il faut persévérer, si tu veux avoir une vie qui a de l'allure plus tard. »

Après avoir connu un parcours scolaire difficile, Mélanie Larochelle a raconté avoir repris goût aux études grâce à ses trois années en cheminement particulier et au fait qu'il existe une école comme Le Goéland où elle a pu compléter ses études secondaires grâce à l'appui des enseignants et du personnel de cette école. Résultat : la jeune femme de 20 ans fera son entrée au cégep cet automne. « Aujourd'hui, je suis fière de moi, dit-elle en parlant de son cheminement. J'ai le goût de me dépasser et je sais que si je mets les efforts, je peux accomplir tout ce que je veux. »

Serge Audet, directeur du développement de la Fondation pour les élèves de la CSRS, a pour sa part souligné les impacts que représente le décrochage, tant sur le plan personnel que pour la société en général.

« Rester à l'école, ça peut faire la différence entre avoir une bonne job ou ne pas en avoir. Ça peut faire la différence entre avoir une maison ou ne pas en avoir. Et pour les entreprises, ça représente la différence entre avoir de la relève ou ne pas en avoir », a-t-il ajouté en invitant le monde des affaires à continuer à appuyer les initiatives liées à l'éducation.

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