Hôtel Wellington : la Ville promet d'agir avec fermeté

Une partie du mur de brique de l'Hôtel... (Archives La Tribune, Julien Chamberland)

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Une partie du mur de brique de l'Hôtel Wellington est déstructuré et endommagé.

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(Sherbrooke) Le propriétaire de l'Hôtel Wellington aura bien peu de marge de manoeuvre s'il cherche à éviter la rénovation de la façade de son bâtiment. S'il a laissé entendre qu'il préférait fermer son établissement et partir en attendant de trouver un acheteur, si le coût des travaux s'avère trop élevé, le conseiller Serge Paquin prévient que des poursuites pourraient être engagées pour forcer les rénovations.

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Le conseiller Serge Paquin

Archives La Tribune, Frédéric Côté

Rappelons que la Ville a acheminé un avis de non-conformité à Karimi Ramezanali parce qu'une partie du mur de brique de l'Hôtel Wellington est déstructuré et endommagé. Le propriétaire de l'immeuble devra faire appel à des ingénieurs pour évaluer la façade et pour apporter les correctifs nécessaires. S'il a affirmé être prêt à procéder aux travaux, il a souhaité du même souffle que la facture ne soit pas trop élevée.

Serge Paquin se montre catégorique. « Il n'est pas question que nous tolérions une situation comme celle-là pendant des mois. Si le propriétaire pense qu'il pourra tout bêtement placarder les fenêtres en attendant de trouver un acheteur, nous interviendrons. La loi nous le permet quand la situation dégénère. S'il ne fait pas les rénovations, nous obtiendrons une ordonnance du tribunal pour faire les travaux et nous prendrons les recours contre le propriétaire. »

Selon M. Paquin, le propriétaire est l'auteur de son propre malheur. « Il n'a pas les ressources pour entretenir son immeuble, mais il refuse des offres raisonnables. »

Le conseiller municipal fait notamment référence à une offre de 1,4 M$, déposée lors d'un encan en 2013. Le propriétaire espère plutôt obtenir 1,6 M$.

Karimi Ramezanali pourra bénéficier du programme de rénovation des façades du centre-ville offert par la Ville de Sherbrooke s'il satisfait à toutes les exigences. « Nous n'irons pas plus loin que ça. Nous n'utiliserons pas l'argent des contribuables pour lui faire la charité. »

La Ville n'entend par ailleurs pas utiliser ses pouvoirs d'expropriation. « Nous avons des pouvoirs d'expropriation pour des fins publiques, mais nous n'avons pas de projets publics à cet endroit qui nous permettraient de procéder à l'expropriation. Ce serait une mesure coûteuse et ce n'est jamais en expropriant que nous obtenons les meilleurs prix. » Il n'est aucunement question de démolition non plus considérant que la structure du bâtiment ne semble pas déficiente.

Rappelons que des échafaudages et des contreplaqués ont été installés devant les trois issues de l'hôtel pour éviter les risques de blessure aux passants qui s'aventureraient près du commerce. La responsabilité d'entretenir un édifice et de faire les travaux nécessaires pour assurer qu'il est sécuritaire revient toujours au propriétaire.

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