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Réjean Hébert songe au rectorat de l'UdeS

Réjean Hébert, ancien doyen de la faculté de médecine... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Réjean Hébert, ancien doyen de la faculté de médecine de l'UdeS et ex-ministre de la Santé.

Spectre Média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) L'ancien ministre de la Santé et des Services sociaux Réjean Hébert réfléchit sérieusement à la possibilité de se présenter à la course au rectorat de l'Université de Sherbrooke, qui déterminera en 2017 qui sera le successeur de la rectrice actuelle Luce Samoisette.

Celui qui a été doyen de la faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de l'Université de Sherbrooke de 2004 à 2010 a indiqué à La Tribune avoir été sollicité pour soumettre sa candidature.

« Je suis honoré qu'on ait pensé à moi. Ça mérite que j'y pense », lance-t-il en soulignant qu'il a profité de la période estivale pour réfléchir à cette question.

« J'ai des questions à me poser pendant l'été! Il faut que je me demande : ai-je le goût de reprendre une carrière de gestionnaire, est-ce que j'ai le goût de revenir à la gestion ? » s'interroge-t-il en ajoutant qu'il doit aussi voir s'il a suffisamment d'appuis pour se lancer dans cette course. « Ma réflexion est sérieuse. »

Réjean Hébert est professeur titulaire à l'Université de Montréal depuis 2014. Il mène des recherches en lien avec la gériatrie, l'organisation des services de santé et des politiques publiques.

Ses liens avec la région sont encore nombreux : sa résidence principale est dans la région, et il assume aussi des fonctions de consultant au CIUSSS de l'Estrie-CHUS pour le programme de soutien à l'autonomie des personnes âgées.

Une décision à l'automne

Il indique qu'il prendra sa décision vers la fin septembre ou début octobre, au moment où l'institution doit faire connaître le profil de compétences de la personne recherchée et un rapport faisant connaître les besoins de la communauté universitaire.

Il dit vouloir voir si le profil recherché correspond à son profil. « C'est un poste intéressant, je ne le nie pas. L'Université de Sherbrooke est très dynamique, elle a un beau potentiel de développement. C'est un défi extrêmement intéressant pour quelqu'un qui veut diriger... »

Réjean Hébert connaît bien ce milieu pour y avoir travaillé pendant environ 30 ans. Il a été notamment chercheur, professeur et doyen.

Il souligne qu'il connaît bien le fonctionnement du processus d'élection au rectorat, puisqu'il a été membre du collège électoral lors de l'élection de Luce Samoisette.

Réjean Hébert a été ministre de la Santé et des Services sociaux entre septembre 2012 et avril 2014. L'ancien député péquiste de Saint-François a également assumé les fonctions de ministre responsable des Aînés et ministre responsable de l'Estrie.

Au cours de sa carrière, il a été le fondateur et le directeur du Centre de recherche sur le vieillissement de l'Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke. Il a également été, entre autres, fondateur et directeur scientifique de l'Institut du vieillissement des Instituts de recherche en santé du Canada de 2000 à 2003.

Trois candidats potentiels jusqu'à présent

Jusqu'à maintenant, trois noms de candidats potentiels ont filtré dans la course au rectorat de l'Université de Sherbrooke.

Outre l'ancien ministre Réjean Hébert, on compte également l'ancien recteur de l'UdeS Bruno-Marie Béchard Marinier. Ce dernier avait indiqué à La Tribune qu'il réfléchissait à la possibilité de se lancer dans la course. Celui qui a dirigé l'institution de 2001 à 2009 n'a pas encore fait état de sa décision finale.

Le nom du doyen de la faculté de droit, Sébastien Lebel-Grenier, circule également. Ce dernier ne ferme pas la porte à la possibilité de se présenter.

La course au rectorat a officiellement été lancée ce printemps à l'Université de Sherbrooke.

Ce n'est toutefois qu'en février 2017 que les candidatures retenues seront rendues publiques. L'élection aura lieu le mois suivant.

Lors du déclenchement du processus, un collège électoral a été formé, de même que le comité de mise en candidature.

Une analyse des besoins est actuellement en préparation. Le processus prévoit que la communauté universitaire est consultée sur cette question « en vue de l'élaboration d'un rapport d'analyse des besoins de l'Université et d'un profil de compétences de la personne recherchée ».

La personne qui succédera à Luce Samoisette en juin 2017 entrera en fonction pour un premier mandat de cinq ans, pour un maximum de deux mandats. Le deuxième mandat a une durée de trois ans.

Le deuxième mandat de Luce Samoisette se terminera le 31 mai 2017. Première femme à devenir rectrice de l'UdeS en 2009, le collège électoral avait approuvé le renouvellement de son second mandat, qui avait débuté en juin 2014.

L'UdeS compte environ 7000 employés. Avant la création du CIUSSS de l'Estrie-CHUS qui compte 17 000 employés et gestionnaires, l'UdeS était le plus grand employeur de la région.

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