Denis Paradis plaide pour un «grand ménage»

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« Tout ça a besoin d'un grand ménage », lance d'emblée Denis Paradis, appelé à réagir au conflit qui amène Bell Mobilité et un petit groupe de citoyens de Bolton-Est devant les tribunaux ces jours-ci.

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(Sherbrooke) Même s'il convient que les citoyens de Bolton-Est ont peu d'armes pour repousser la tour que Bell Mobilité veut ériger chez eux, le député fédéral de Brome-Missisquoi garde espoir qu'à plus long terme, les régions réussiront à se faire entendre.

« Tout ça a besoin d'un grand ménage », lance d'emblée Denis Paradis, appelé à réagir au conflit qui amène Bell Mobilité et un petit groupe de citoyens de Bolton-Est devant les tribunaux ces jours-ci.

« À partir du moment où Bell a obtenu le permis nécessaire et que la Cour suprême a statué sur la juridiction, ce ne sera pas facile pour Bolton-Est de l'empêcher, ajoute-t-il. Mais ça ne veut pas dire qu'il faut s'arrêter là. Pour l'avenir, il faut s'attaquer à la réglementation et resserrer les règles. Et tenir compte de l'avis des citoyens et des municipalités. »

« Ce n'est pas parce qu'on a un pouvoir exclusif qu'on peut tout faire », martèle le politicien.

Lui-même résident d'une municipalité rurale où le cellulaire et l'internet sont parfois moins fiables à cause des conditions météo, M. Paradis compte toutefois parmi ceux qui pensent qu'il faut arriver à trouver un juste équilibre entre les besoins des citoyens et la protection des paysages.

« Ne pas avoir accès à internet haute vitesse aujourd'hui, ça n'a pas d'allure! », clame-t-il.

Denis Paradis ne cache pas avoir reçu récemment la délégation des mairesses de Bolton-Est, Saint-Étienne-de-Bolton et Austin pour le sensibiliser au dossier. Il rapporte aussi une conversation avec le maire de Mansonville qui serait bien d'accord avec les tours de télécommunication, pour sa part, puisque sa population est mal desservie.

À la demande de maires de la région ce printemps, rappellera par ailleurs Denis Paradis, il a demandé à son collègue ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement durable Navdeep Bains un moratoire de six mois sur l'installation de tours de télécommunications, le temps qu'on réfléchisse sur la façon de gérer les champs de compétence du fédéral et du municipal dans ces dossiers.

Sauf que le moratoire ne tient plus depuis qu'un jugement de la Cour suprême a donné préséance au fédéral dans la cause de Châteauguay contre Rogers, dit-il, même si le problème reste entier.

Le député libéral assure qu'il en sera à nouveau question la semaine prochaine au caucus national des députés des régions rurales, où il siège et où cette préoccupation est également partagée.

« On va encore cogner sur le clou, parce qu'il faut que le Canada soit bien branché. »

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