Les Sherbrookois consomment l'eau potable avec modération

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Un des objectifs gouvernementaux pour la consommation d'eau potable était fixé à 622 litres par personne par jour alors que la consommation sherbrookoise se chiffre à 421 litres, une donnée légèrement supérieure à celle de 2014.

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(Sherbrooke) La Ville de Sherbrooke a l'habitude de livrer un bilan positif de sa consommation d'eau potable année après année. Une fois encore en 2015, la municipalité a consommé beaucoup moins d'eau potable que les objectifs gouvernementaux fixés en 2012 pour l'année 2017.

Un des objectifs était fixé à 622 litres par personne par jour alors que la consommation sherbrookoise se chiffre à 421 litres, une donnée légèrement supérieure à celle de 2014. Elle tient toutefois compte de toute la consommation, y compris celle des industries et des commerces. Selon les données 2014 disponibles, Sherbrooke faisait mieux que la plupart des grandes villes du Québec en la matière, à l'exception de Terrebonne et de Lévis.

La Ville s'en tire également très bien en ce qui concerne le taux de fuite. « Il s'agit d'une norme gouvernementale, soit le nombre de litres qu'on perd dans un kilomètre de conduit en une journée », explique Michel Cyr, chef de la division de l'eau potable à la Ville de Sherbrooke.

L'objectif maximal selon la Stratégie québécoise d'économie d'eau potable est de 15 mètres cubes par kilomètre par jour. À Sherbrooke, la performance ne cesse de s'améliorer, alors qu'elle est passée de 11,4 mètres cubes en 2013 à 4,3 mètres cubes en 2015.

Dans le même sens, les pertes d'eau, en pourcentage, devraient être inférieures à 20 %. Elles sont passées de 15,7 % en 2013 à 5,8 % en 2015.

Le maire Bernard Sévigny s'est réjoui que les investissements effectués dans les dernières années donnent des résultats. « Ces résultats nous prouvent que nous avons raison d'investir près de 4 M$ par année dans l'entretien et la mise à niveau de notre réseau d'aqueduc. Cela nous permet de réduire le gaspillage d'une précieuse ressource tout en optimisant le développement urbain de notre ville. »

Michel Cyr a toutefois signalé une hausse de l'arrosage des pelouses. « Nous avons quand même parmi les meilleures statistiques, mais nous avions tellement une population docile et respectueuse des normes de l'environnement que nous remarquons un petit relâchement. Au niveau de notre production d'eau potable, nous voyons la différence. Ce sont 10 M de litres d'eau de plus qui sont utilisés lorsqu'il y a de l'arrosage. Toutefois, les autres années, nous constations 7 ou 8 M de litres les jours d'arrosage. Nous nous attaquerons à cette situation dès le printemps. »

Le président du conseil, Serge Paquin, a d'ailleurs affirmé qu'il « faudrait peut-être commencer à sévir pour les gens qui ont déjà eu des avertissements et revoir le montant des amendes ».

Il est permis d'arroser seulement le mercredi et le dimanche soir, entre 20 h et 23 h.

« Depuis 2003, il y a une patrouille qui remet des constats à l'amiable. Nous informons les gens qu'il faut respecter l'environnement et nous visons à les convaincre de faire un bon usage de l'eau. Pour l'an prochain, nous sommes en analyse pour délivrer des constats. Pour le moment, le montant est fixé à 50 $, mais nous voudrions l'augmenter », précise Michel Cyr.

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