Tous aux pavillons thématiques!

Pendant que le parc Quintal subissait les assauts... (Spectre média, René Marquis)

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Pendant que le parc Quintal subissait les assauts de la pluie, dimanche, les pavillons thématiques du Festival des traditions du monde de Sherbrooke, eux, étaient toujours pleins à craquer.

Spectre média, René Marquis

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(Sherbrooke) Si le parc Quintal semblait moins bondé dimanche en raison de la météo instable, les pavillons thématiques du Festival des traditions du monde de Sherbrooke (FTMS), eux, étaient toujours pleins à craquer.

Certains festivaliers se réjouissaient même des nuages gris qui planaient au-dessus du site, rendant la foule moins dense à l'extérieur des chapiteaux.

« Il suffit de s'équiper, et c'est parfait! », soulignait Esmeralda Paquet en pointant ses bottes de pluie et son parapluie.

« L'année dernière, on était venus, mais seulement une journée, et il y avait beaucoup trop de monde, disait-elle. Mais aujourd'hui, à cause de la température, ça circule vraiment bien, alors on est contents! »

Originaire de Tahiti, Mme Paquet a quitté « sa petite île », comme elle l'appelle, il y a un an avec sa famille pour déménager à Sherbrooke. En visite au FTMS pour la deuxième fois, elle a notamment pu se familiariser davantage avec la culture québécoise grâce au nouveau Shack d'Amérique, qui met en valeur l'expression des traditions de notre continent. Son mari faisait même partie des bénévoles s'occupant de ce pavillon aux allures de grange.

« On a beaucoup aimé la musique traditionnelle québécoise au Shack, avec le groupe de Temps Antan : il y avait même de la danse traditionnelle, c'était génial!, s'exclame Mme Paquet. On est aussi venu voir Édith Butler et on a adoré! Sans parler de la bouffe, qui est extraordinaire : on est passé de la Grèce au Maroc, en passant par le Mexique et la Chine, tout ça à la même place! »

La Néo-Sherbrookoise ne manquait assurément pas d'enthousiasme face à cet événement multiculturel : il suffisait de lui demander ce qui l'intéressait dans la programmation de dimanche pour qu'elle se lance dans une énumération d'à peu près toutes les activités offertes ce jour-là.

« On est venus revoir les Tribal Roses pour la quatrième fois cette semaine tellement ils sont géniaux! On est aussi venus voir un atelier de masques, les jeux pour enfants parce que j'ai un petit garçon de six ans, différents concerts ce soir... on a du mal à choisir! »

« Une fête de partage »

En cette journée de clôture du Festival, la danse n'avait pas attiré qu'Esmeralda Paquet : ils étaient si nombreux à tenter de voir la prestation de la troupe Tribal Roses que plus un seul siège n'était libre à l'intérieur du Palais de l'Orient.

« J'ai amené ma petite fille parce qu'elle adore la danse : elle est bien servie ici! », lançait Denise Brouillette, une habituée du Festival.

« Elle est revenue de voyage hier, et elle était à peine arrivée qu'elle appelait chez moi pour me demander si on pouvait venir au Festival! On aime pas mal tout ici : l'organisation est super bien faite, alors c'est toujours agréable. Quand tu penses que c'est juste un stationnement ici d'habitude, et que là, il y a des décors, des fleurs et tout ça... c'est du beau travail! »

En après-midi, une grande partie de la foule a été transportée vers le sud, alors que des groupes artistiques de l'Agora de la culture mexicaine à Montréal ont performé sur la scène Desjardins à 14 h, suivi du Ballet mexicain de Montréal et des Mariachi Figuera à 16 h. Un grand spectacle collectif de la Fête des morts a conclu ce voyage au coeur du Mexique.

« Ce que j'aime de cet événement-là, c'est qu'il y a plein d'ethnies qui célèbrent ensemble, faisait quant à elle remarquer Hélène Langlois. Je me dis que c'est ça, la solution pour un meilleur vivre ensemble! Je trouve que c'est une belle fête de partage. »

Une autre réussite sous un ciel plein de surprises

Malgré le week-end pluvieux qui a inévitablement convaincu quelques festivaliers potentiels de demeurer sous la couette, la directrice générale du Festival des traditions du monde de Sherbrooke (FTMS), Malika Bajjaje, se dit amplement satisfaite du succès qu'a connu cette 19e édition.

« On a eu des records de foule du mercredi au vendredi, indique-t-elle. Samedi était une journée pluvieuse, mais dans les circonstances, on a eu de bonnes nouvelles : tous les chapiteaux étaient pleins. »

« Je ne parle pas de chiffres, parce que c'est relatif, mais je pense qu'on peut vraiment dire que ç'a été une grosse édition. Je remercie infiniment les festivaliers, qui ont vraiment bravé la température et sont venus nombreux pour profiter de notre programmation. »

Mme Bajjaje explique notamment cette affluence par la présence des nombreux chapiteaux répartis sur le site du Festival, permettant aux visiteurs de s'abriter tout en continuant de profiter du voyage à travers le monde qu'ils étaient venus expérimenter.

« Avec les pavillons thématiques, notre but, c'était vraiment d'être dans un créneau unique, parce qu'il n'y a pas un festival qui fait ça, souligne-t-elle. Mais en même temps, c'est un peu devenu une solution à la température sans qu'on le sache, parce que ça faisait des endroits couverts où les gens pouvaient se réfugier. »

Le shack fait fureur

Une des plus grandes réussites de cette 19e édition, selon la directrice générale, fut d'ailleurs le plus récent pavillon thématique aménagé au Festival : le Shack d'Amérique.

« Ç'a été au-delà de nos espérances, confie-t-elle. Vous savez, les gens peuvent dire qu'on est habitués, parce que chaque fois qu'il y a un nouveau chapiteau, ça fonctionne très bien. Mais en tant qu'organisateurs, on a quand même tout le temps une inquiétude, parce que chaque chapiteau propose une culture différente, donc on espère toujours que les gens vont être curieux. »

« Le Shack, c'était aussi pour permettre aux nouveaux arrivants de mieux connaître leur terre d'accueil, et ç'a été un succès instantané. Ils ont été nombreux à la soirée de musique québécoise et au spectacle d'Édith Butler, entre autres. On était pas mal fiers! »

Le comité organisateur réfléchit déjà à la prochaine édition du FTMS, qui en sera une marquante puisque l'événement célébrera son vingtième anniversaire. Malika Bajjaje espère y voir encore plus de festivaliers, issus de toutes les cultures.

« On a remarqué que le Festival commence à être connu au-delà des frontières de l'Estrie, et ça, c'est vraiment majeur pour nous. Je pense que c'est à cause de sa grande originalité. »

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