Les festivaliers font fi de la chaleur

La chaleur accablante et le taux d'humidité n'ont... (Spectre Média, René Marquis)

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La chaleur accablante et le taux d'humidité n'ont pas eu d'effet sur l'affluence au Festival des traditions du monde. Jeudi soir, des milliers de festivaliers se sont pressés aux guichets.

Spectre Média, René Marquis

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(Sherbrooke) La chaleur et l'humidité n'ont pas réussi à faire fondre l'affluence au Festival des traditions du monde. À l'heure de l'apéro jeudi, la file d'attente était longue à l'entrée du parc Quintal, pendant que des milliers de festivaliers avaient déjà fait leur entrée sur le site...

Plusieurs s'étaient donné rendez-vous sous le préau où le groupe The Wanderer avait été chargé de donner le ton à la soirée bavaroise, pendant que d'autres, plus nombreux, avaient opté pour l'un des nombreux bistros répartis sur le site.

« Oui, il fait chaud, mais c'est l'été. Aussi bien faire avec », suggérait Maxime Bélec, coiffé de son canotier et assis devant un verre de sangria. « Et puis la sangria, quand il fait -20, c'est bien moins bon », ajouta-t-il, sourire en coin.

Grandes voyageuses dans l'âme et amoureuses de rythmes sud-américains, Nicole Benicy, Madeleine Lévesque et Linda Boileau avaient davantage le coeur à la fête qu'à la canicule.

« Chaud, vous dites? Mais c'est parfait! Avec le reggae et la musique latino, on se croirait déjà dans le Sud. On voyage à bon compte. Et comme on aime beaucoup danser, on est à la bonne place », renchérissaient les trois amies en se dirigeant vers l'une des scènes extérieures du festival.

Grand amateur de musique de tous les horizons et ancien membre du groupe les Bel Canto, Pierre Paquet n'avait qu'une chose en tête en arrivant au festival : se remplir les oreilles de musique. « J'aime la musique quand elle est bien jouée et que c'est clean, disait-il. C'est pour ça que je viens ici tous les ans », de dire l'ancien batteur des Bel Canto, mieux connu sous le nom de Moustique. Et la chaleur, l'humidité? « Je n'ai pas de problème avec ça, je passe l'été ici et l'hiver en Floride... »

Fidèles eux aussi depuis les débuts du festival, il n'était pas question pour Carmen Bourgault et Gerry Lord de rester à la maison, peu importe le temps qu'il fait. « Il faut bien sortir de la maison de temps en temps, justifiait M. Lord. Quand il fait chaud comme ça, tu prends une bonne douche et tu sors, c'est tout. »

Un bon début

Sans pouvoir fournir de chiffres officiels, la directrice générale de l'événement, Malika Bajjaje, affirmait jeudi que le Festival avait connu une « excellente » soirée d'ouverture, mercredi soir.

« Les chiffres que j'ai vus pour mercredi indiquent que nous avons mieux fait que lors de la soirée d'ouverture de 2015. Et ce soir (jeudi), je pense que ce sera encore meilleur, selon ce que j'ai pu voir à l'entrée. »

Malgré la pluie et les orages prévus cette fin de semaine, la directrice générale dit ne pas s'inquiéter outre mesure d'une baisse d'affluence.

« Les gens qui viennent ici pour la musique vont pouvoir venir quand même, car la majeure partie des spectacles auront lieu à l'intérieur, sous des chapiteaux ou dans le centre Julien-Ducharme. »

Depuis 10 ans, le Fabuleux Cirque Jean Coutu... (Spectre Média, Maxime Picard) - image 2.0

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Depuis 10 ans, le Fabuleux Cirque Jean Coutu parcourt le Québec en transmettant des valeurs telles que le partage, le respect et la famille. 

Spectre Média, Maxime Picard

Le cirque comme courroie de valeurs

Le cirque comme moyen de véhiculer certaines valeurs sociales auprès des enfants de 5 à 11 ans. C'est la mission que poursuit depuis 10 ans le Fabuleux Cirque Jean Coutu, et qui s'est installée jusqu'à dimanche au parc Quintal dans le cadre du Festival des traditions du monde.

Pour souligner sa 10e année en tournée, le Fabuleux Cirque a misé sur une valeur d'actualité : celle de la persévérance. Dans « Siméon rêve de cirque », le personnage principal apprend en effet qu'il ne suffit pas de rêver au cirque pour faire partie d'une troupe. Il faut aussi y mettre du coeur. Et surtout ne pas se décourager à la première rebuffade...

C'est le message qu'a voulu transmettre le metteur en scène Claudéric Saint-Amant en élaborant la trame de fond de « Siméon...». Que la réussite demande un certain effort.

« Aujourd'hui, avec tout le temps qu'on passe devant nos écrans et nos ordinateurs, faire un effort, c'est devenu démodé. Or, Siméon est un peu comme ça. Il voudrait faire partie du cirque, mais sans faire d'efforts. Or, la volonté, ce n'est pas suffisant. Si on veut réussir quelque chose dans la vie, il faut aussi y mettre du temps et des efforts. Et surtout ne pas lâcher », indique le metteur en scène montréalais qui élabore ses mises en scène avec tenant compte des valeurs établies par la célèbre famille de pharmaciens.

« Ce qu'on met en scène, ce sont les valeurs auxquelles croient beaucoup les membres de la famille Coutu : l'entraide, le partage, la famille et le respect, la persévérance. Chaque année, on adapte un nouveau spectacle en fonction de ces valeurs. Depuis 10 ans, on a joué devant deux millions de familles à travers le Québec », estime M. Saint-Amant qui est aussi associé de l'agence montréalaise Bob, chargée de l'image du Groupe Jean Coutu.

D'une durée de 25 minutes, chaque spectacle est suivi d'ateliers associés au monde du cirque, auxquels parents et enfants sont invités à participer, indique Catherine Brassard, directrice de tournée.

« On a un atelier de maquillage où les parents apprennent des techniques pour maquiller leur enfant. On a aussi un fil de fer sur lequel les petits apprennent à marcher ainsi qu'un trapèze très populaire. »

Artistes québécois

Chaque année, la troupe du Fabuleux Cirque part en tournée et dépose ses pénates dans plus d'une trentaine de villes du Québec. C'est aussi et surtout un premier débouché pour certains élèves de l'École de cirque nationale du Québec, dont sont issus cinq des sept artistes de la présente tournée, soit Louis Joyal (dans le rôle de Siméon), originaire de Drummondville, Samuel Renaud, Camille Langlois, Maxime Piché-Luneau et Tuedon Ariri. Issus de l'École de Cirque de Québec, Adrien Mallette-Chénier et Agathe Bisserier complètent la troupe.

« Cela leur donne non seulement l'expérience de la scène, mais aussi l'expérience de vivre en tournée », indique Mme Brassard au sujet de la troupe qui compte déjà plus de 70 représentations à son actif depuis le début de la présente tournée.

Dans le cadre du Festival des traditions du monde, le Fabuleux Cirque Jean Coutu donne trois représentations gratuites par jour, à 13 h, 15 h 30 et 18 h 30.

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