Un « shack » destiné à la légende

Attendu depuis longtemps, le Shack d'Amérique se veut... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Attendu depuis longtemps, le Shack d'Amérique se veut un hommage du Festival des traditions du monde à l'endroit des peuples qui ont marqué le développement de l'Amérique du Nord.

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(Sherbrooke) Le Festival des traditions du monde s'est ouvert mercredi sur l'un des plus beaux couchers de soleil de l'été. Un scénario idéal pour les organisateurs qui inauguraient du même coup leur tout nouveau pavillon thématique : le Shack d'Amérique, conçu en hommage aux différentes cultures nord-américaines.

Érigé à l'entrée du site, le Shack est appelé à devenir l'un des pavillons incontournables du Festival des traditions du monde, à l'instar du Palais de l'Orient et du Pub irlandais, devenus au fil des ans des chouchous des festivaliers.

Dès l'ouverture du festival, de nombreux visiteurs ont franchi les portes de saloon qui ornent la devanture du Shack afin de vibrer aux rythmes de la troupe autochtone des Buffalo Hat Singers, avec Barbara Diabo et Ivanie Aubin-Malo.

Le fait de choisir une troupe autochtone pour inaugurer le nouveau pavillon nord-américain était un choix qui s'imposait, a tenu à souligner son concepteur, Michel Talbot. « On tenait à ce que cet honneur leur revienne, car ce sont eux qui étaient les premiers occupants du territoire nord-américains. Ce sont eux les Premières nations, après tout. » Des ensembles de folk, de blues, de jazz, de country ainsi que des conférences à caractère historique se succéderont sur la scène du Shack tout au long du festival.

« Nom rassembleur »

Pour ce qui est du nom, M. Talbot dit l'avoir choisi pour ce qu'il représente sur l'ensemble du continent nord-américain. « On voulait un nom rassembleur, dit-il. C'est un nom qui vient des Aztèques, qui est ensuite passé dans la langue mexicaine, puis adopté aux États-Unis et au Canada, tant du côté anglophone que francophone. Qu'on soit au Mexique, aux États-Unis ou au Canada, un "shack", ça représente une cabane en bois...»

Pour concevoir la façade, M. Talbot a eu recours à de vieilles planches de grange, auxquelles il a greffé divers accessoires, rappelant à la fois le style typique des saloons du Far West et des cabanes de bois du Canada.

« Les accessoires viennent d'un peu partout, dit-il. On a un toit en feuilles de taule ondulées et rouillées, pour rappeler l'usure du temps. On a aussi des crânes de vaches accrochés au-dessus des portes, et un crane de Longhorn à l'intérieur qui nous vient des États-Unis. Les lampes à l'huile nous viennent d'une compagnie de chemin de fer, qu'on a adapté pour les doter d'ampoules DEL. Enfin, les tables ont été construites à partir de vrais tonneaux de whiskey, qu'on a dû couper à 30 pouces pour qu'elles soient à la bonne hauteur. »

Le Festival des traditions du monde s'est ouvert... (Spectre Média, Julien Chamberland) - image 2.0

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Le Festival des traditions du monde s'est ouvert mercredi sur l'un des plus beaux couchers de soleil de l'été.

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Deux inspecteurs du MAPAQ ont été aperçus dans... (Spectre Média, Julien Chamberland) - image 2.1

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Deux inspecteurs du MAPAQ ont été aperçus dans l'aire de restauration du Festival des traditions, prenant des notes et s'adressant à quelques restaurateurs. 

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Un tour du monde des saveurs

Outre les spectacles et les exposants venus d'un peu partout, le Festival des traditions du monde permet aussi de voyager par le biais des arômes et des saveurs des quatre coins du monde.

Pour moins de 10 $, il est possible de s'offrir un tacos al pastor du Mexique, une assiette de poulet Hunan de Chine ou encore un sataras aux crevettes de Serbie. Sans oublier, bien sûr, l'incontournable couscous marocain...

Pour Yves Provencher et Julie Sirois, c'était l'occasion mercredi de faire découvrir de nouveaux plats à leurs deux enfants, Maxime et Lydia, qui semblaient apprécier leur ragout à la coriandre, aux haricots et au riz du Pérou.

« C'est plus facile de leur faire découvrir de nouveaux plats dans une ambiance comme celle-ci, avouait Mme Sirois. Je ne suis pas certaine que j'aurais autant de succès à la maison!»

Certains comptoirs-lunchs avaient davantage la cote que d'autres. C'était le cas du Liban et de ses kaftas ainsi que du Mexique et de ses différentes déclinaisons de tortillas.

Inspecteurs du MAPAQ

Lors du passage de La Tribune, deux inspecteurs du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) ont été aperçus, prenant des notes et s'adressant à quelques restaurateurs. Aucun d'eux n'a toutefois voulu répondre à nos questions. « On n'est pas autorisé à vous dire ce qu'on fait ici, exactement », a précisé l'un d'eux.

Le propriétaire du Buffet des continents, Tony Commatas, s'est dit heureux de constater leur présence sur le site du Festival.

« C'est important qu'ils soient là, a-t-il dit. Avec la température qu'il fait, il faut s'assurer que les aliments soient servis correctement, en respectant les directives de température et d'hygiène, etc. »

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