L'abandon de « Produit du Québec » inquiète l'UPA

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L'Union des produits agricoles (UPA) s'explique bien mal la décision du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) d'abolir la mention « Produit du Québec ».

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(Sherbrooke) L'Union des produits agricoles (UPA) s'explique bien mal la décision du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) d'abolir la mention « Produit du Québec ».

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François Bourassa, président de l'UPA Estrie.  

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C'est que depuis le début du mois d'août, les marchands et les épiciers ne sont plus dans l'obligation d'identifier les fruits et les légumes frais québécois. Toutefois, il est toujours exigé d'inscrire le pays ou la province d'origine d'un fruit ou légume provenant de l'extérieur.

« C'est difficile à comprendre. Tout le monde veut valoriser l'achat local, les consommateurs ont de moins en moins de temps pour faire leur épicerie, et on vient leur compliquer la vie », déplore le président de l'UPA Estrie, François Bourassa.

« On avait un sigle qui était très visible, qui facilitait la tâche aux gens pour trouver des produits d'ici, c'était un sigle qui était reconnu, et là, on y accorde moins d'importance qu'avant... C'est très bizarre. »

Le ministre Pierre Paradis justifie l'abandon du règlement imposant la mention « Produit du Québec » en avançant que celui-ci faisait en sorte que 10 % de la production des fruits et légumes était rejetés, causant des pertes pour les producteurs. Mais ces derniers craignent que ce changement nuise à l'achat local.

« Je ne peux pas être sûr à 100 pour cent que ça va vraiment nuire à l'achat local pour l'instant, on va le voir dans le futur, mais ça ne l'encourage sûrement pas, ça c'est certain, souligne M. Bourassa. Venant de la part d'un ministre qui, depuis deux ans, fait des voyages au Vermont et en Ontario pour implanter au Québec une identification des [organismes génétiquement modifiés], c'est difficile à comprendre. D'un côté, il veut que les consommateurs soient au courant de la présence d'OGM, mais que les produits viennent du Québec ou pas, ce n'est pas important. »

« Depuis deux jours, je n'ai vu aucune intervention qui était en faveur de la décision du ministre, ajoute-t-il. Sur les réseaux sociaux, autant les consommateurs que les détaillants et les producteurs ne comprennent pas le but de cette intervention. »

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